VOS QUESTIONS

à David Cornut ( contact@custerwest.org )

Little Big Horn, autopsie d'une bataille légendaire également sur

La couleur des chevaux des compagnies du 7e: voilà ce que j'ai trouvé avec toutes mes lectures :

-Cie A = noirs
Cie B = bruns
Cie C = sorrel
Cie D = ?
Cie E = gris
Cie F = bais
Cie G = ?
Cie H = ?
Cie I = bais
Cie J = ?
Cie K = sorrel
Cie L = bais
Pouvez-vous m'aider à compléter par hasard ?
Pour la disposition des compagnies: les hommes se disposent écartés quand ils mettent pied à terre pour éviter les flèches. 1 hommes tous les 5m ou 2m ? Un homme tous les 5m ça m'arrangerait, ça me permettrait de faire deux pions par hexagone. En clair, une compagnie de 48-50 hommes du 7e en ligne d'escarmouche s'étalaient sur combien de mètres ?

Mis à part les chevaux noirs et les gris, les autres chevaux (bruns) étaient qualifiés de plusieurs façons:

- noisette (rouge brunâtre, ou "châtaigne"),

- roan (de couleur noisette, sorrel, bay avec des mélanges de blanc, jaune ou
gris)

- buckskin (jaune-brun avec des points noirs)

- claybank (couleur cuivre avec une crinière foncée)

-  sorrel (jaune-brun à rouge brunâtre clair)

- bay (plusieurs sortes de rouge brunâtre avec des teintes acajou, et la
crinière, la queue et les jambes noires)

Les compagnies:
A, D = noirs

C, K, E = sorrels

G = noisette

B, F, H, I, L, M = bais clairs

Les non-commissionnés et la fanfare ont des chevaux gris.

La distance de déploiement: dans le manuel de cavalerie, la distance entre les hommes déployés est de dix pas au minimum. Votre organisation de déploiement me paraît tout à fait crédible. A noter que les lignes étaient déployées en demi-cercle, pour protéger les flancs.

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 Je suis à la recherche depuis quelques temps du nom du cheval que Sitting Bull avait lors de la bataille de Little Big Horn, bien qu'il n'y participa pas directement. Auriez -vous une piste de recherche, de livre où je puisse trouver cette information ?

Tous mes contacts et mes recherches n'ont rien donné sur le nom du cheval de Sitting Bull à Little Bighorn. Je ne désespère pas, même si nous sommes tributaires des témoignages indiens. J'ai fouillé leurs interviews, sans succès pour l'instant.
Sitting Bull montait un étalon noir, que son fils adoptif lui avait apporté. Nous tenons ces informations de son neveu One Bull, qui portait le bouclier sacré de Sitting Bull, son sceau d'autorité (One Bull était également le garde
du corps de Sitting Bull, même s'il a obtenu la permission d'aller se battre le 25 juin 1876).
Sitting Bull ne portait aucune plume. Il avait, autour de la taille, une ceinture de munitions et tenait dans une main une carabine Winchester et dans l'autre, un revolver. Pendant la bataille, il encourageait les guerriers.

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- l'akicita est-elle une force tribale (chaque tribu ayant la sienne) ou un amalgame de guerriers de différentes tribus ? Qui la commande ?
- les sociétés guerrières : pouvez-vous me donner toutes celles présentes à LBH ?

L'AKICITA

C'est une forces indépendante des autres forces indiennes (il faut toujours garder à l'esprit que l'organisation indienne au combat est "mouvante", il n'y a pas d'unités définitives).
Lors de votes souvent houleux, un chef du camp, nommé Wakiconza chez les Lakotas, est nommé (à Little Bighorn, chaque cercle a son propre chef de camp. Il n'y a pas d'"union sacrée" avec un seul chef). Le Wakiconza, qui arbitre les
litiges et prend les décisions importantes (une sorte de chef de conseil - Sitting Bull n'avait pas ce rôle, il était chaman) choisit également les meilleures guerriers ou chefs de guerre de chaque société pour former une police du camp, une akicita, ou akicitapi ("gardiens de l'ordre" ou "gardiens de la paix"). Quatre hommes sont nommés chefs de cette police. Le rôle de
l'ackicita est d'appliquer, ou de faire appliquer, la loi du conseil.

L'ackicita est divisées, à Little Bighorn, par chaque cercle. Comme je le dis plus haut, il faut totalement oublier les illusions d'"union sacrées" à Little Bighorn. Les Indiens se comportent à Little Bighorn comme les Romains Marc Antoine avec Auguste: alliance mais méfiance. Leurs organisations sont strictement séparées et leur "unité" n'est garantie que par des mariages ou des réunions de chefs.

Chaque cercle a donc son akicita, de la taille d'une bande de guerriers (de 30 à 80 guerriers). Chez les Sioux, on sélectionne généralement une société entière pour toute une année, mais rien n’indique que cela ait été fait à Little Bighorn (il est probable que les guerriers n’étaient pas enchantés de jouer les sentinelles pendant une bataille). Durant la bataille, l’akicita a protégé les
civils et certains de ses membres ont participé à la bataille Un membre de base de l’akicita se distingue par un trait noir partant de l’œil jusqu’à la mâchoire. Un membre plus important aura deux traits peints sur la joue. L’akicita a fait sont travail à Little Bighorn : pour preuve, le chef Kill Eagle a été détenu en prison (dans un tipi, entouré de gardes) durant toute la
bataille.

SOCIETES GUERRIERES

Une tribu (Hunkpapa, Oglala, Cheyenne du Sud…) regroupe entre cinq et neuf sociétés de guerre.

La plupart des sociétés guerrières étaient présentes en nombres à Little Bighorn, sauf les Dog Soldiers Cheyennes, responsables des massacres au Kansas en 1868 et qui furent écrasés par l'armée (par Custer à Washita et Carr à
Summit Spring). Ils n'étaient plus que quelques uns à Little Bighorn.

Crazy Dogs (Cheyenne)
Kit Foxes (Cheyenne) appelés aussi Fox Soldiers ou Fox Warriors (membre : Young Black Moon, qui fut tué lors des combats contre Reno)
Elkhorn Scraper (Cheyenne) : le chef Lame White Man a été désigné chef de cette bande Le Cheyenne du Nord Little Wolf étant absent), mais à la bataille, il a préféré charger avec les « enfants-suicides ».
Crooked Lance (Cheyenne)
Country Ones (Cheyenne)

White Marked (Sioux), ceux qui portent des coiffes de guerre, appelés aussi White Badges
Kit Foxes (Sioux)
Bad Faces (Sioux), bande de Crazy Horse et de Red Cloud
Strong Hearts (Sioux), bande de Sitting Bull pendant sa jeunesse, appelé aussi
Brave Hearts
Badgers (Sioux Oglala)
Crow Carriers (Sioux)
Silent Eaters (Sioux)
Big Bellies (Sioux)
Braves (spécifiquement Sioux Blackfoot)
Little Birds (spécifiquement Sioux Black foot)
Buffalo Society (Sioux), autre bande où Sitting Bull fit ses armes

A noter aussi que les Crows qui conduisaient Custer faisaient également partie de sociétés de guerre, les Lumpwoods, Fox, Muddy Hands et les the Big Dogs.

Il faut ignorer le phénomène des sociétés guerrières à Little Bighorn, car entre la surprise de l’attaque et la volonté des guerriers d’obtenir des lauriers, toute organisation a disparu. On peut cependant parler des «bandes de Crazy Horse», Two Moon, Crow King, qui conduisirent des membres de leurs sociétés, mais aussi des volontaires (jusqu’à 200 guerriers pour CH, mais Crow King a conduit 80 guerriers).

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Je travaille actuellement sur une simulation de type wargame de la bataille de Little Big Horn et je me retrouve confronté à un problème. Si j'ai des chiffres de pertes globales, je n'arrive pas à établir l'efficacité du tir des troupes US pendant la bataille. En clair, une compagnie d'environ 40 hommes, placée en ligne de tir pouvait arriver à mettre combien d'hommes hors de combat (désarçonnés, blessés, tués) en faisant feu sur les indiens attaquant. Je discute sur un forum, et tout le monde me sort que les pertes occasionnées devaient être estimées à 2-3% de tués pour les ennemis.
J'ai énormément de mal à l'envisager, même compte tenu des propriétés de la Springfield et du colt. Je pense qu'une fois paniqués les US ne faisaient pas de bons tirs, mais que tant que la cohésion était là, ils restaient bien plus efficaces, d'où les 230 et quelques morts indiens envisagés pour la bataille.
Je suis en train de dévorer "LBH : autopsie d'une bataille légendaire" que j'ai reçu aujourd'hui, mais pouvez-vous dans la mesure du possible m'apporter une réponse.

Tout d'abord, merci d'avoir visité le site et de lire le livre - c'est vraiment une grande satisfaction pour moi de pouvoir passionner des wargamers, qui sont souvent les chercheurs les plus méticuleux!

Pour l'efficacité des tirs de la cavalerie, je ne peux donner de pourcentage définitif. Cela dépend de la cohésion et du leadership américain. Cependant, il faut oublier le folklore qui donne aux Indiens des qualités militaires qu'ils ne possédaient pas. Le manque de leadership côté indien était criant. Absence de cohésion, d'ordres, de tactique globale. A Little Bighorn, sauf exception de certaines sociétés guerrières, les guerriers étaient tous en roue libre. Ils quittaient le front et y retournaient selon leur bon vouloir, sans devoir rendre de compte à qui que ce soit. L'historien Michno a établi le parcours de plusieurs chefs de guerre et guerriers sur une carte. On voit distinctement que les flèches s'entrecroisent sans aucune logique.
Cette absence de discipline, qui a coûté de nombreux tirs amis aux Indiens, explique la puissance de feu des soldats. A la bataille de Fetterman, 80 soldats retranchés, opposés à près de 1'500 guerriers, leur ont infligé 72 morts et 100 blessés. Et à Wagon Box et Beecher's Island, les soldats, pourtant à 1 contre 20, ont même gagné les combats.

Vous pouvez considérer les Indiens comme des milices avec des pertes élevées. Les guerriers étaient également armés d'armes de poing, car ils aimaient ouvrir le feu tout en galopant. Ces armes à courte portée augmentait encore leur vulnérabilité face aux carabines fédérales à très longue portée.

Dans mon livre, j'évoque les pertes indiennes et le manque de discipline indien. Soyez également attentif aux témoignages qui soulignent la panique qui peut facilement envahir les Indiens, puisqu'ils n'agissent pas en corps d'armée compact. Je dirais que les Indiens étaient, en général, une force armée médiocre qui ne pouvait compter que sur des individualités (mais sans discipline, les chances de victoires sont maigres).

 

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Mon nom est : Gallenne (c'est un nom de Belle-ile en mer),il n'est pas très répandu. Le roman de François Darnaudet... S'agit-il d'une fiction où d'un roman historique?

Nous savons que Jean-Baptiste Gallenne était un ancien étudiant de Lorient (voir "Little Big Horn, autopsie d'une bataille légendaire").

Le récit de François Darnaudet Il s'agit d'un roman historique, où la fiction comblera les zones d'ombre. Comme la plupart des soldats du 7e de cavalerie, Jean-Baptiste Gallenne a fui l'Europe à cause de son passé "révolutionnaire" (tel que le décrit son petit-fils aujourd'hui). Vu qu'il est entré au 7e de cavalerie après l'année 1870, il est plus que probable que Gallenne ait été un communard.

Gallenne a tenu un journal que le romancier François Darnaudet utilisera pour son récit. Mais il s'agit surtout d'une saga sur fond historique. Je peux vous transmettre l'adresse email de François Darnaudet si vous désirez parler de son roman.
 

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J’ai vu un film il y a longtemps.  On imputait la bravoure de Custer et son insouciance durant les batailles à un amour malheureux. Il aimait passionnément une jeune fille avant son mariage mais celle-ci  était déjà fiancée à quelqu’un d’autre et il était  au désespoir.

   Je voudrais  avoir  des informations à ce sujet pour un roman fictif que je suis en train d’écrire. J’ai consulté sa biographie mais  je ne trouve rien sur sa vie amoureuse.

Le film que vous avez lu était probablement "la charge fantastique" avec Errol Flynn. Voici ce que l'on sait sur la vie amoureuse du général Custer: George était très amoureux de Mary Holland et les deux tourtereaux étaient si proches que le père de la dulcinée a fini par accélerrer l'entrée de George à l'académie militaire de West Point, à 17 ans.

En 1861, diplôme en poche (dernier de sa promotion car il était le pire trouble-fête de l'établissement), George entre dans la guerre de Sécession comme lieutenant. Il gravit les échelons dans les différents états-majors et devient capitaine.

En 1862, lors de la soirée de Thanksgiving, il rencontre Elizabeth "Libbie" Bacon, la "local belle" de Monroe, Michigan. Custer en tombe tout de suite amoureux et commence à la courtiser sans interruption et sans gêne. Il l'escorte quand elle va à l'épicerie, porte ses bagages à la gare, l'accompagne lors de soirées... Tant et si bien que le père de Libbie, Daniel Bacon, un juge très pieux, s'énerve et insiste pour que sa fille ne revoit plus le jeune officier. Les Bacon sont une famille aisée, alors que les Custer sont une famille pauvre - un très bon argument pour le juge.

Mais Libbie, qui repousse les avances de Custer tout en avouant son affection pour lui, ne veut pas en rester là. Grâce à son amie Nettie, elle contourne l'interdiction paternelle en glissant dans les lettres de son amie des messages pour Custer. Depuis le front, ce dernier glisse lui aussi des messages à Libbie dans ses lettres.

Custer se fait vite remarquer par ses dons de soldat exceptionnels. Infatigable, courageux et brillant tacticien, Custer est un génie. Ses supérieurs ne tarissent pas d'éloges à son sujet.  Après un nouvel exploit sur le champs de bataille , Custer est catapulté brigadier général à 23 ans, un record. Il revient à Monroe auréolé de cet extraordinaire grade et le juge Bacon consent finalement à ce qu'il puisse écrire à Libbie.

Les choses s'accélèrent: Custer aligne victoires sur victoires sur le champs de bataille et devient une légende vivante, un héros célébré par toute l'armée nordiste. Dans le même temps, Libbie lui écrit des lettres, admet avoir été amoureuse de lui depuis le début. Le mariage est célébré en 1864. En automne 1864, Custer, qui aligne toujours les victoires, devient major-général de
division, dirigeant à 24 ans plus de 3'000 hommes. C'est un exploit jamais égalé dans toute l'histoire américaine.

Après la guerre, dont Custer sort qu'avec une blessure légère alors qu'il a chargé devant ses hommes à chaque bataille, perdant 12 chevaux sous lui, Libbie et George s'installent dans l'Ouest pour la guerre contre les Indiens.

Après la mort de George à Little Bighorn, Libbie défendra chèrement son honneur, écrivant des best-sellers et travaillant sans relâche pour l'honneur de son mari. Elle deviendra ainsi l'une des premières femmes indépendantes des Etats-Unis. En 1933, elle décèdera et sera enterrée à West Point. Dans ses dernières lettres, celle qui ne se remaria jamais témoignait encore de son
amour pour Custer.

Aux Etats-Unis, l'histoire des Custer est décrite comme l'une des histoire d'amour les plus puissantes de leur histoire. (en fichier joint: photo du couple)

Si vous lisez l'anglais: l'histoire d'amour des Custer sur la version anglaise de custerwest.org
 

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Selon les sources on ne sait jamais si G. Custer était breveté Lt Général ou Mj Général. Toujours selon les sources, on attribut la victoire de LBH tantôt à Sitting Bull, puis à Sitting Bull et Crazy Horse, puis Crazy Horse et Gall. Ensuite j'entend (et les renseignements les plus aboutis le confirment) que Sitting Bull n'était pas présent à LBH, or beaucoup de sites font l'erreur (en s'exprimant mal ou en étant pas assez renseignés) de faire comprendre au lecteur que la bataille a été remporté par Crazy Horse et Sitting Bull. Il semblerait que les hommes de ces deux meneurs étaient présents, néanmoins SB n'y était pas. Si tel était le cas, ou se trouvait SB le 25 Juin 1876 ?
 

Le grade du général Custer pendant la guerre de Sécession était major-général (en France, on dit "général de division) de la 3e division de cavalerie nordiste. Après la guerre civile, pour réduire les effectifs, tous les grades
obtenus ont été réduits. Custer était alors lieutenant-colonel dans le 7e régiment de cavalerie.

Pour Little Bighorn, je vous invite à lire mon livre si vous voulez une vision minute par minute de la bataille côté indien. Sitting Bull était bien présent à Little Bighorn, mais il n'a pas participé à la bataille. La raison en est qu'il était fatigué après avoir effectué une Danse du Soleil (s'arracher les bouts de peau et danser pendant deux jours sans se nourrir) pour motiver ses guerriers.  Sitting Bull a encouragé ses guerriers et Crazy Horse a mené les siens sur le champ de bataille.

Maintenant, tout ceci reste relatif: ni Crazy Horse ni Sitting Bull n'étaient des chefs au sens où nous l'entendons. Ils ne commandaient pas d'armée, n'avaient pas des centaines de guerriers sous leurs ordres. Tous deux étaient des chefs respectés, influents, Sitting Bull était reconnu comme un chaman, un sorcier sage, et Crazy Horse comme un chef de guerre, qui dirigeait sa propre bande de guerriers. Mais à Little Bighorn, aucun des deux n'a donné d'ordres à tous les guerriers. Loin de là. La société indienne autorise chaque guerrier à décider de ce qu'il veut faire. Il n'y a pas d'ordres, sauf dans les sociétés guerrières, où l'on entre au mérite ou par sa famille. Il y avait beaucoup de chefs de tribu et de chefs de guerre à Little Bighorn, et si Sitting Bull et Crazy Horse étaient très populaires, ils n'étaient pas les plus importants. Selon la hiérarchie tribale, le plus important des Sioux était un dénommé Knife Chief, qui a été blessé durant les combats.

Nous gardons aujourd'hui les noms de Crazy Horse et de Sitting Bull parce qu'ils sont célèbres, et qu'ils ont témoigné. Même chose pour Gall: il était ami avec les agents de sa réserve, ce qui explique pourquoi il a passé du statu de chef de guerre classique à "grand chef" de toute "les troupes" indienne. En réalité, sa participation, sans être faible, est moindre que celle de beaucoup d'autres chefs de guerre.

 

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Le grade de Major (Reno par exemple) correspond-t-il au grade de commandant ?

 

Commandant oui, mais dans le sens que le major Reno avait le droit, vu son âge et son grade, de seconder Custer dans une bataille (il le fera d'ailleurs bien maladroitement à LBH). Mais Custer restait le commandant en chef et, pour les autres campagnes (Reno est arrivé dans le régiment en 1868, après la bataille de la Washita) Reno avait deux compagnies sous lui. Habituellement, les commandant de régiment donnaient un rôle à ses officiers d'après la tactique choisie juste avant la bataille(car les Indiens étaient très imprévisibles - soit ils fuyaient, soit ils se battaient).

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J'ai cru lire jadis qu'un scout indien de Custer avait échappé au massacre...exact ? Comment ?

 

Il s'agit d'un jeune éclaireur Indien Crow, nommé Curley, qui partit du bataillon de Custer sitôt que celui-ci s'enfila dans le ravin appelé Meidicine Tail Coulee. Il galopa juste vers une colline avoisinante et trouva un cadavre d'un Cheyenne. Il se couvrit de la peau de bison portée par le Cheyenne et put, grâce à ses jumelles et sans se faire inquiéter, observer la fin de la bataille et la mort des derniers soldats (il ne vis en fait pas grand chose, vue la poussière dégagée par les 1500 Indiens). On démontre aujourd'hui que son récit est plausible, mais à l'époque ceux qui l'ont interviewé (traduisez les journalistes avides se sensation) ont tellement influencé ses réponses (au lieu de lui demander le récit complet, ils ont posé des questions trop précises et le Crow croyait leur faire plaisir en confirmant leurs soupçons) qu'elles n'en sont devenues qu' inutilisables pour une analyse historique. Pour connaître la version la plus plausible de la bataille, il faut se référer à la page Little Bighorn.

                                             

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J'ai l'impression que l'alcool tenait une place importante dans les unités de cavalerie de l'Ouest, surtout parmi les vétérans de la guerre civile. De plus, les Irlandais ne sont pas spécialement sobres. Si cette affirmation est exacte et si vous êtes d'accord avec celle-ci, l'alcool aurait pu jouer un rôle, non pas en faussant le jugement tactique de Custer mais en anesthésiant les sentiments humains de sa troupe lors d'attaques de camps indiens. Qu'en pensez-vous ?

 

L'alcool n'a pas pu fausser le jugement de Custer, car celui-ci n'en buvait pas du tout (!) Par contre, beaucoup de ses officiers (qui d'ailleurs détestaient Custer parce qu'il n'avait pas de penchant pour la bouteille) buvaient énormément, pour oublier les conditions désatreuse de la vie dans les plaines (nourriture avarée, ennemi invisible, choléra...). Je citerai (encore) le major Reno ou le capitaine irlandais Koegh (entre autres), qui buvaient beaucoup. Reno a par exemple bu pendant la bataille de Little Bighorn, ce qui a fortement influencé le cours de la bataille.

 

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J'ai très peu de renseignements sur l'attitude de Custer pendant la Guerre de Sécession. Hormis sa bravoure, j'ai lu qu'il s'était empressé d'escorter Lee venu se rendre à Appomatox pour engranger quelque gloire...Par ailleurs, il se serait rendu coupable de pendaisons de prisonniers. Exact ?

 

Vous n'avez gardé de Custer que ses défauts. Custer était un jeune général (major-général de division à 24 ans !!) qui arborait des tenues exotiques, et qui s'attirait une sincère et véritable admiration de ses soldats. En deux ans de carrière, ses hommes, galvanisés par son exemple (il a toujours chargé au-devant de ses hommes) , ont tout gagné, réussissant même à attaquer des troupes immenses et à gagner la bataille (Winchester : 700 prisonniers, 52 officiers ennemis capturés, 2 batteries d'artillerie, sept drapeaux ennemis. C'est le résultat de la bataille entre 2000 Sudistes et Custer avec... 500 hommes !!!). Custer est sans conteste un brillant soldat, doté d'un instinct infaillible pour déceler le moment critique est agir en conséquence, et une expérience incroyable (vue son âge et le grade qu'il occupait 3 mois avant d'être général : un simple capitaine ! ) et une capacité à mener des hommes ( peu de généraux étaient autant adulés par les hommes de troupes que Custer ) tout à fait remarquable. Pour ce qui est de Lee à Appomattox, il se trouve que ce n'est pas lui qui a escorté Lee, donc ces rumeurs qui visent à faire passer Custer pour un vaniteux incompétent (vaniteux oui, mais incompétent certainement pas !) sont sans fondement, par contre c'est bien Custer qui a reçu le drapeau de reddition sudiste ( évidemment, ce n'est pas Lee lui-même qui le lui l'a amené ) . Pour la pendaison, c'est par contre vrai : Le gouvernement fédéral avait décrété que tout soldat appartenant au bataillon du colonel sudiste Mosby (une troupe qui effectuait des raids éclair contre l'armée nordiste et qui harcelaient les traînards de troupes isolés ) serait pendu sans procès. Voir l'article de Patrick Ailliot sur le site.

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J'ai bien écouté le Ranger de Little Big Horn, et il m'a dit que Custer a sacrifié ses hommes par son ambition (il n'a pas écouté ses éclaireurs ) et que Benteen, voyant que tout était perdu, a préféré sauver les siens.

Je suis désolé pour le Ranger de Little Big Horn (celui que j'ai personnellement entendu ne racontait pas du tout cela), mais sa version est celle que font souvent beaucoup de cinéastes mais qui est loin de la réalité.

Oui il était ambitieux, mais sa tactique à la LBH était une reconnaissance en force, une tactique très utilisée à l'époque qui a marché pour Crook (contre les Apaches). Les propres scouts de Custer, d'ailleurs, ont insisté pour qu'il attaque le 25 juin 1876.

Custer est une victime au même titre qu'un autre soldat. Benteen a désobéi aux ordres de Custer. Il a laissé 269 hommes mourir par pur ressentiment pour Custer.

 

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Je crois savoir que Custer est sorti de justesse de West Point en 1861, à cause de son classement et de son comportement. Il aurait alors bénéficié d'un appui politique ou de l'appui d'une personnalité. Pouvez-vous m'éclairer à ce sujet ?

Custer a en effet fait une carrière à West Point des plus lamentables. Il n'en faisait qu'à sa tête, enfonçait les portes des classes pour avoir des copies des examens et s'est même rasé entièrement la tête quand un supérieur lui a fait remarquer sa longue chevelure non réglementaire.... En fait, seule la chance l'a fait sortir de West Point  avec son diplôme, car non seulement il n'étudiait jamais, mais il a aussi, le jour de la remise des diplômes, il a encouragé un pugilat alors qu'il était de garde. Mais il est tout de même sorti, avec la mention 34e sur 34 classés, et le plus mauvais dossier depuis l'admission d'Ulysse Grant (jamais à l'heure au rassemblement, bizutage sur des plus jeunes, ...)  Il n'a eu un soutien politique que pour son admission à cette même académie, en écrivant (il avait 17 ans) à un représentant républicain (alors que sa famille était démocrate), M. Bingham. C'est encore un coup de chance qu'un républicain ait aidé un fils de démocrate convaincu.

                   

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Selon certains auteurs, Custer aurait profondément irrité le président Grant.

En 1876, il a aidé un journaliste à découvrir la corruption qui régnait dans les agences indiennes, et a été au Congrès témoigner, impliquant dans l'affaire le frère de Grant Orvile et le ministre de la guerre Wiliam Belknap. Il a en plus dénoncer la mauvaise gestion des réserves indiennes.      L'analyse du personnage Custer dépend surtout de l'analyseur. Comme Custer est un homme bourré de contradictions, il s'est formé autour de son image des Custerphobes et des Custerphiles.

Les Custerphobes détruisent l'homme par tous les moyens, recherchent le moindre détail qui pourrait faire passer Custer pour un incompétent, stupide, cruel et détestable soldat.

Les Custerphiles, en tout cas les plus objectifs, admirent Custer pour toutes les qualités que les Custerphobes espèrent masquer.

Custer le "fou qui envoie les hommes à la mort par pur orgueil" est une invention des Custerphobes, croyez-moi. Je dis cela pas par parce que je suis en un sens Custerphile, mais bien parce qu'aucune preuve historique vient étayer les dires des Custerphobes.

Custer a toujours été quelqu'un de téméraire aimant le combat et le danger comme peu de soldats, et c'est pour cela que, même quand il fut nommé major-général de division à 24 ans, en 1864 (le plus jeune général de l'histoire militaire des USA), il continua à commander devant ses hommes. Ses supérieurs, Pleasonton (commandant de la cavalerie dès 1863) et Sheridan (successeur de Pleasonton pour la campagne de la Shenandoah, 1864 ), ont vite compris que Custer était très efficace dans les situations dangereuses, sinon désespérée, et l'ont donc envoyé dans ce que l'on appelle, dans le jargon militare, des "points chauds".  La brigade du Michigan (1863-1864), puis la 3e division (1864-1865) ont subi des pertes énormes (625 pour la brigade du Michigan), compte tenu du critère adopté par les subordonnés de Custer. Mais je retiendrai aussi deux choses qui justifie le choix de Sheridan et Pleasonton : Custer a gagné toutes ses batailles, et chacune de celles-ci étaient des "bataille à risque" (Gettysburg : rapport de forces Custer/Stuart : 1 contre 5. Tom's Brook(1864) : rapport de forces Custer/Rosser : 1 contre 3 avec l'avantage de la hauteur et d'une batterie pour les Sudistes du général Rosser), ce qui explique les pertes engrangées par Custer pour se sortir de si mauvaises situations... et d'en sortir vainqueur !

De plus, Custer aimait vraiment ses troupes, et c'était réciproque, et le respect qu'avait Custer pour ses soldats (il se battait toujours avec eux et prenait les même risques qu'eux) combiné à celui qu'avaient les soldats pour le boygeneral a largement contribué aux éclatantes victoires pendant la Guerre Civile.

Le général Grant, en 1865,  envoya une lettre à Custer pour lui faire part de son admiration face à ses victoires. Sheridan ajouta à propos de Custer " C'est l'homme le plus capable de la cavalerie".  

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J'ai besoin de détails lors de ce fameux épisode et d'autres pendant la guerre de Sécession (charges etc...)

Tous les détails de la charge et de la bataille de Gettysburg sont sur le site en rubrique "guerre de Sécession".

« Si vous aviez pu voir une de nos charges ! Quand j’y repense, je ne peux que crier : « Superbe guerre » (1864)

« Si je dois mourir au nom de mon pays, qu’il en soit ainsi » (1862)

"Durant de longues années, alors que je devenais adulte, chacune de mes pensées était ambitieuse - pas d'être riche, pas d'être érudit, mais d'être grand. Je voulais lier mon nom avec des actes et des hommes de manière à être une marque d'honneur, pas seulement dans le présent, mais pour les générations futures"  (1867)

       

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Que pensaient les Indiens du "général" Custer ? (Alliés, Ennemis, Guides) A-t-on conservé des témoignages ?

 

La plupart des Indiens ne le connaissaient guère, ou alors avaient vaguement connaissance du nom Long Cheveux (surnom Indien de Custer) ou Panthère rampante (autre surnom). Certains Indiens, pendant la campagne post-Washita, eurent connaissance de Custer qui vint dans leur camp pour parler. Certains Indiens exprimaient leur admiration pour Custer, d'autres se méfiaient de cette Tunique-Bleue, mais, aussi bizarrement que cela puisse paraître, la haine de Custer ne s'est pas manifesté chez beaucoup d'Indiens, même après la bataille de la Washita. Sitting Bull lui-même reconnut la bravoure de Custer, mais aussi la stupidité de son attaque à LBH. Pendant l'expédition des Black Hills, qui violait le traité de 1868 qui laissait ces montagnes sacrées aux Indiens, les Indiens eurent beaucoup plus d'amertume à l'encontre de Custer, le traitant de Chef des Voleurs.

Mais dans l'ensemble, les sentiments des Indiens à l'égard de Custer sont mitigés, car beaucoup d'indigènes ignoraient tout du véritable Custer.

Par contre, les scouts étaient très admiratifs de Custer, et Custer très respecutueux et sympathique avec eux. Les Crows, à l'annonce de la mort du général, pleurèrent, chose inhabituelle chez les Indiens. Les Osages, pendant le campagne de la Washita, furent très impressionnés par l'énergie du général et son courage lors des chasses au bison. Il le surnommèrent Fils de l'Etoile du Matin (à cause d'une apparition de la fameuse étoile juste avant la charge sur la Washita).

"Nous l'admirions. Toutes les femmes cheyennes parlaient de lui comme d'un très bel homme. (…) (Après la bataille de Little Big Horn), je me suis souvent demandé si mon cheval avait jeté de la poussière sur son corps, alors que je galopais entre les soldats morts, là où il reposait." Kate BigHead, Indienne cheyenne après la bataille de la Washita

"Si nous oubliions quelque chose pendant nos cérémonies, il nous la rappelait." Red Star, Indien arikara témoignant de l'intérêt de Custer pour les coutumes indiennes

         

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N'est-il pas frappant que Custer n'ait pas été scalpé ? pour quelles raisons à votre avis ?(à moins que ce soit une légende ?)

Un témoignage de Kate BigHead (Cheyenne) raconta que les Indiens avaient reconnu Custer, ce que des guerriers et des chefs indienes confirmèrent.

 

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Comment Custer était-il surnommé par les Indiens ? Par les Blancs ? Le surnom de "tête jaune" Utilisé par le créateur de Blueberry est-il authentique ?

Le surnom donné dans Blueberry est faux, et l'histoire de l'album Général Tête Jaune également. La plupart des Indiens ne le connaissaient guère, ou alors avaient vaguement connaissance du nom Long Cheveux (surnom Indien de Custer) ou Panthère rampante (autre surnom). Les scouts crows  le surnommèrent Fils de l'Etoile du Matin.

  

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J'ai lu dans une biographie de Custer que ce dernier s'était porté volontaire en 1866 pour encadrer la cavalerie mexicaine de Juarez en lutte contre les Français. Connaissiez-vous ce détail ? Savez-vous s'il existe une raison précise expliquant le fait qu'il n'a pas obtenu satisfaction ? 

Le gouvernement américain n'autorisa pas Custer à aller au Mexique, pour ne pas froisser la France qui était en train d'y subir une défaite cinglante. A mon avis, le Mexique aurait été une place idéale pour Custer, et il y aurait fait surtout des merveilles. Le général Grant avait écrit une lettre à la diplomatie mexicaine pour appuyer Custer, mais c'est le Ministre de la Guerre et Libbie Custer, la femme du général, qui ont tout fait pour empêcher George de partir au Mexique.

 

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Est-ce Custer (ou Sheridan)qui a dit : "Plus de bisons, plus d'Indiens"

C'est le général William Sherman qui a prononcé cette phrase. Déjà pendant la guerre de Sécession, où il excellait, Sherman aimait la tactique de la guerre totale (anéantissement de l'ennemi par tous les moyens) : couper les vivres de l'ennemi, tuer son moral puis le soumettre par la force. Lors de la guerre de Sécession, Sherman avait fait brûler la ville d'Atlanta tout entière et détruit les exploitations agricoles sudistes pour terminer la guerre au plus vite. Il réitéra sa tactique lors des guerres indiennes (il était alors commandant en chef de l'armée fédérale).

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J'aimerai vous demander si, comme pour fort Alamo, la "défaite" et le sacrifice de ces plus de 2OO hommes, a  permis une ou des victoires futures.

Pour fort Alamo, le fait que Santa Anna ait du mobiliser toutes ses troupes à Alamo a permis à d'autres troupes américaines de pouvoir se concentrer ailleurs et d'avoir par la suite des victoires sur les ennemis.
J'ai lu quelque part que la défaite de Custer a permis aux politiques (bien assis dans leur fauteuil) de méditer sur cette défaite et de prendre des dispositions qui se sont transformées par la suite en victoire.

Non. Parce que Custer n'a pas attaqué le camp pour faire gagner du temps à qui que ce soit. Il a attaqué le camp parce qu'il croyait avoir été découvert et craignait que les Indiens ne s'enfuient. Quand le général Terry et le colonel Gibbon arriveront le 26 juin, les Indiens seront partis, ils n'auront plus qu'à découvrir le charnier de Custer Hill et soigner les blessés de Reno et Benteen.

Le colonel Wesley Merritt, à la fin 1876, fera une première bataille contre 800 indiens qui s'apprêtaient à rejoindre Sitting Bull et tous les Indiens qui avaient tué Custer quelques mois plus tôt. Pendant l'affrontement de Merritt, le futur célèbre Bufallo Bill, éclaireur dans l'armée à ce moment-là, tue un Indien, le scalpe puis hurle : "le premier scalp pour Custer !" Bill était un ami de Custer.

Quelques jours plus tard, des colonnes armées du général Crook et du général Terry repartent à la recherche des hostiles. Une partie de l'armée de Crook, sous le commandement du colonel MacKensie, attaque et détruit un village Cheyenne. Quant à Terry, ils rentre bredouille de l'expédition.

Ainsi se finit l'année 1876. Quelques mois plus tard, le général Nelson Miles prendra les rênes de l'armée et son génie tactique viendra à bout des Indiens.

Comme vous pouvez le constater à la lecture de ces lignes, l'armée ne tira aucun avantage du massacre du 7e de cavalerie. Pire : les Indiens s'enfuirent juste après le massacre et passèrent entre les mailles du filet de l'armée. Terry et Crook durent tout recommencer à zéro !

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Quel était le sentiment de Custer vis à vis des indiens ( à mon avis il faisait
son boulot de militaire et c'est tout) ?

Les sentiments du général Custer vis-à-vis des Indiens sont étirés entre la mentalité propre à son époque et ses propres expériences avec les Indiens. Néanmoins, on ne retrouve jamais d'envolées racistes pures ou de volonté d'extermination des Peaux-Rouges dans les écrits de George Armstrong Custer. L'une de ses plus célèbres phrases, écrite dans son livre publié en 1875 "Ma Vie Dans les Plaines", démontre les sentiments de Custer vis-à-vis des
Indiens :

«[...]Il n'est pas étonnant qu'aux yeux d'un grand nombre de gens, l'Indien apparaisse simplement comme un «fils de la nature» à l'esprit naïf dont le voeu le plus cher est de pouvoir parcourir les vastes territoires sauvages
de l'Ouest [...] C'est un point tout aussi erroné que celui qui considère l'Indien comme une créature douée d'une apparence humaine mais dépourvue de tout autre attribut de l'humanité, une créature dont les traits de caractère, le mode de vie et les coutumes sauvages l'excluent de l'exercice de quelque droit ou privilège que ce soit, y compris à la vie elle-même.»


En d'autres termes, Custer n'est ni un adepte des théories romantiques concernant le "Noble Peau-Rouge" publicisé par Jean-Jacques Rousseau dans ses écrits, ni un adepte des théories racistes de destruction de race, comme le colonel
John Chivington, qui conduisit le massacre de Sand Creek contre des Cheyennes. Il considère qu?il faut les considérer comme
des humains, avec des droits légitimes. En outre, Custer admire les qualités de cavaliers des Indiens : "Pas même les fameux cosaques ne démontrent autant d'adresse à cheval que les cavaliers indiens" (Custer, 1873, cités notamment dans "Touched by Fire: The Life, Death, and Mythic Afterlife of George Armstrong Custer", de Louise Barnett). Une attitude respectueuse à l'égard de l'Indien, jamais haineuse, mais souvent lucide : Custer attaque véhément l'image naïve des pacifistes de l'Est des
Etats-Unis qui persistent à voir dans l'Indien qu'un innocent victime. Par exemple, la bataille de la Washita, le 27 novembre 1868, a été représenté à l'époque par certaines associations comme une attaque injustifiée d'une tribu innocente doublée d'un massacre de civils de grande ampleur, voulue par un Custer détestant les Indiens. Image que les médias perpétuent aujourd'hui. Or les plus sérieuses recherches historiques racontent une toute autre histoire: les Indiens de la tribu de Black Kettle et ses alliés tuèrent plus de 350 colons en-dehors de leur réserve durant l'été 1868 et capturèrent des otages blancs (notamment un Miss Blinn et son fils Willy, ainsi qu'une certaine Miss Crocker), otages qu'ils supprimèrent tous quand Custer attaqua le camp le 27 novembre. Lors de cette bataille, Custer ordonna d'ailleurs que les civils soient épargnés s'ils ne portaient pas d'armes, et mit les actes aux mots en empêchant ses propres soldats d'assassiner des squaws qui fuyaient
et en interdisant des scouts osages de tuer des civils dans un tipi. Ces gestes démontrent bien que Custer n'avait aucune animosité personnelle envers les Indiens.

D'ailleurs les scouts arikaras, à Little Bighorn, le tenaient en haute estime, le scout Curley appelant son propre fils "George" en mémoire de Custer et d'autres pleurèrent à chaude larmes, chose exceptionnelle pour un Indien, quand ils apprirent la mort de Custer. Beaucoup d'Indiens témoignaient de l'admiration qu'ils avaient pour Custer, surtout par son charisme, comme la Cheyenne, survivante de la Washita, Kate BigHead.

Pour terminer, George Armstrong Custer a témoigné devant le Congrès américain en 1876 pour dénoncer la duplicité du gouvernement des Etats-Unis dans la politique des réserves indiennes. Il protestait notamment sur les fausses promesses données aux Indiens et les conditions de vie scandaleuses de ces derniers dans les réserves. Il demandait plus d'honnêteté de la part des officiels américains à l'égard des Indiens, et ce témoignage lui valu d'être quasiment exclu de l'armée et de la campagne de la Little Bighorn. Il ne reçut son salut que du général Philip Sheridan, son mentor de toujours, qui accepta de pousser le président Grant à le réintégrer dans le 7ème de cavalerie en partance pour la Little Bighorn.

           

The CUSTER MYTH Source Book Of Custeriana 1953ed ILLUST

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Le temps lors de la bataille de Little Big Horn : froid, chaud, très chaud  ?

Très chaud. Jusqu'à 37 degrés ! Les chevaux souffraient et certains se sont écroulés (l'histoire du soldat Peter Thomson, qui abandonna la colonne de Custer à cause de son cheval évanoui), d'autres ont perdu l'esprit à cause de la chaleur (un cheval emmena son maître jusqu'à l'intérieur du camp indien pendant la charge de Reno, avant de rebrousser chemin sans une égratignure!). Cependant, le temps n'explique pas tous les mouvements. La bataille de la Washita s'est fait sous une température horriblement froide, et les soldats y étaient habitués. Le mythe de l'irresponsabilité de Custer d'attaquer un
camp indien sous une chaleur horrible ne tient pas la route. Comme celui, mensonger du reste, du manque de sommeil des soldats. Dans toutes les campagnes indiennes, les soldats ont subi des températures, des horaires et des terrains affreux. C'était leur quotidien. Le capitaine Benteen, commandant de la troisième colonne à Little Bighorn en exploration au Sud, a part ailleurs argué que la météo l'avait contraint à faire des pauses pour abreuver les chevaux avant de rejoindre les troupes
de Custer. Rien n'est plus mensonger. Le capitaine Benteen a perdu 30 minutes (!) en insistant pour abreuver deux fois de suite les chevaux, malgré les protestations de ses subordonnés. Les historiens considèrent qu'il a gravement, et intentionnellement, trahi le colonel Custer. Par deux fois, ce dernier a demandé au capitaine Benteen de venir le soutenir de toute urgence à l'aide de messagers. Par deux fois, le capitaine a reçu le message, puis a continué à évoluer au trot dans la vallée, pour ensuite faire 2 pauses de 15 minutes. L'historien Paul Hutton a d'ailleurs résumé : "Benteen n'a pas fait son devoir." Et l'historien Nightengale d'ajouter : "Il a trahi." La météo n'avait rien à voir dans l'insistance suspecte de Benteen qui avait 1/3 des troupes avec lui.

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Vêtements. Le guerrier Indien combat nu jusqu'à la
ceinture exact ? La tenue des cavaliers ?

L'habillement des Indiens est très variable, mais à Little Bighorn, oui, il préférait se battre torse nu pour montrer sa valeur, un peu comme les Celtes qui se dénudaient avant la bataille. Beaucoup de guerriers, comme le témoignage de Wooden Leg l'attestent, ont perdu un temps fou à se préparer alors que le major Reno attaquait l'extrémité du village de Little Bighorn, à 15h. Il s'agissait de tresser les cheveux, de peindre le corps des très importantes peintures de guerre, d'entourer les cheveux de perles etc. etc. Crazy Horse, le très cèlèbre guerrier sioux hunkpapa, passa quant à lui plusieurs minutes dans le tipi du sorcier à invoquer les esprits, à placer un galet sous son oreille et à couvrir son torse de poussière venant d'un terrier de spermophile. Ces rites devaient le protéger des balles, comme le certifiait une vision de son enfance. Un autre rite, qui deviendra incontournable chez les Indiens plus tard (précisément en 1890), disait que les chemises indiennes étaient sacrées et protégeaient des balles. Plusieurs guerriers en portaient donc, malgré la chaleur insoutenable de Little Bighorn. Les habitudes des Indiens étaient donc variables, comme on peut le voir. Certains Sioux se couvraient d'une couverture, d'autres couvraient leur torse de colliers plus épais les uns que les autres.
A noter que l'habillement des Indiens et notamment leur coiffure est très importante au combat. Non seulement pour le côté religieux de la chose, mais aussi pour que les combattants indiens sachent qui est de leur côté et qui est un scout à la solde des Américains ! Ainsi, le chef des Cheyennes du Nord Lame White Man a négligé de natter ses cheveux avant d'aller au combat,
comme les Cheyennes le font normalement. Il a été tué par un Sioux qui l'avait pris pour un scout Arikara...

En ce qui concerne la cavalerie, l'uniformité n'était pas non plus de mise. Chacun pouvait s'habiller plus ou moins selon ses envies, même si les couleurs bleu, bleu-gris et gris étaient privilégiées chez les troupiers, comme le maintien du pantalon de cavalerie avec la célèbre rayure jaune. Par contre, chez les officiers, tout était permis ou presque. George Custer portait une
blouse bleue, couverte d'une veste en daim (très célèbre) et un chapeau couleur crême. Son frère Tom Custer, commandant de la compagnie C du 7ème de cavalerie, portait presque la même tenue. A noter que dans l'armement aussi, les officiers
sortaient du lot : Custer avait deux revolvers de type Buldog et un fusil Remington à canon octogonal, très précis.

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 Les combats à LBH : quelles mutilations les indiens pratiquaient
-ils : émasculation, éventration, énucléation ? rituelles ou
pas ? pourquoi déshabillaient ils les cadavres ?? (sources
d'infos svp) Les blancs faisaient ils la même chose ??

Aïe! Les mutilations n'ont pas réellement de logique. C'est un peu au vouloir de ceux qui les perpétuent. Ainsi, le frère du général Custer, Tom, a subi tout ce qu'il était possible de recevoir : ouverture des entrailles, sectionnement des parties génitales, enlèvement du scalp aggravé (avec dépouillement de la peau de la moitié du visage et scarification des oreilles et du front), sectionnement des jambes et des bras etc. etc. Le lieutenant Cooke, ordonnance de Custer, s'est fait déchirer ses longues favoris d'un seul coup, se faisant emporter les joues. La Cheyenne Kate BigHead a vu des guerriers décapiter un homme vivant. Les mutilations ne sont rien d'autre qu'une rage exprimée par la famille d'un guerrier mort au combat, ou d'un atroce rituel indien. Un des rituels les plus horribles étant, par exemple, le fait de couper les poignets des bébés de la tribu ennemie pour les donner à ses propres enfants (mythe du transfert du pouvoir par le trophée), comme il fut le cas à Adobe Wall, en 1877.

Mais revenons à Little Bighorn : tout n'est pas le résultat du chagrin d?une famille. Ainsi, beaucoup des mutilations de LBH se sont faits dans une bonne humeur assez surprenante vue d'aujourd'hui. Mais pour les Indiens, il s'agissait de bloquer le passage
de Blancs dans le Paradis en leur enlevant les bras et les jambes, ce qui devait les empêcher d'atteindre ce fameux Paradis et les contraindre à errer dans le vide pour l'Eternité. On a par exemple le témoignage d'un Indien qui a vu deux grosses femmes indiennes s'attaquer aux parties génitales d'un cavalier qui faisait le mort. L'homme s'est bien sûr réveillé, et s'est mis
à se battre avec les femmes avant qu'une troisième ne lui plante un couteau dans le dos. Pour les Indiens alentours, ce fut un épisode très drôle.

Fait intéressant et très mystérieux : George Armstrong Custer a été le seul Blanc de tous le champs de bataille a être totalement exempt de mutilations, excepté une éraflure mineure sur la cuisse. Pourquoi ? Beaucoup de théories
pullulent, mais le mystère l'emporte.
Les exactions des Blancs ont évidemment existé, mais à moins grande échelle car elles ne reposaient pas sur une croyance religieuse. Je passe sur les exactions dantesques qu'ont fait les soldats de John Chivington à Sand Creek en 1864, car c'est un cas à part. Certains soldats du 7ème de cavalerie ont pris les scalps de leurs ennemis à la bataille de la Washita, mais ce fut souvent parce qu'ils avaient passé à deux doigts de la mort face au guerrier et que leur rage se reportait sur son cadavre. Un jeune soldat a, d'après les témoignages de ses compagnons, pris le scalp d'un vieux guerrier après que celui-ci lui
ait lancé une flèche qui passa à quelques millimètres de sa tête. Il n'existe pas de témoignages d'exactions immondes des soldats du 7ème concernant la Washita, et c'est du en partie parce que le général Custer avait interdit ces pratiques. Maintenant, je ne dis pas que ça n'a pas existé.

Les sources : "They Died With Custer: Soldiers'
Bones from the Battle of the Little Bighorn", de Douglas D. Scott et P. Willey,
"Custer, The controversial Life of General
George Armstrong Custer", de Jeffrey Wert, "Custer: Cavalier in Buckskin"

de Robert Utley, "The Battle of the Washita: The Sheridan-Custer Indian Campaign
of 1867-69", de Stan. Hoig, "Son of the Morning Star"
de Evan S. Connell, "Little Big Horn", de Robert Nightengale, "Little Big
Horn 1876: Custer's Last Stand", de Peter F. Panzeri, "Custer Story", de
Margueri Merington..

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Pourquoi Beenten détestait-il Custer ?

Primo, Custer n'est un personnage facile. Il est jeune (25 ans quand il entre au 7ème de cavalerie), c'est un authentique héros de la guerre de Sécession, couronné d'une carrière militaire hors norme (des victoires stupéfiantes à 1 contre 3 pendant la guerre de Sécession, des charges à 500 cavaliers de Custer contre 2000 fantassins sudistes pour un résultat de 700 ennemis capturés par Custer !), adoré par la presse et le public, qui jouit du record jamais cassé depuis de plus jeune général de division jamais nommé dans l'histoire des Etats-Unis, il est flamboyant, parfois lunatique, parfois vaniteux, toujours très enclin à parler de lui-même, il est fleur bleue, il est très charismatique, très jovial, parfois puéril (adepte des blagues les plus enfantines), jamais
austère, il est parfois cruel avec le manque de discipline... Un personnage complexe, certes, que beaucoup ont côtoyé et qu'il était quasiment impossible de juger d'une autre manière qu'en étant pour lui (on l'admirait pour sa personnalité extraordinaire) ou contre lui (jalousie ou mépris de sa vanité).

Mais la vraie raison est Benteen lui-même. Le capitaine Frederick Benteen était un homme austère, mythomane, méprisant,
mais remarquable combattant. Cependant, il était bien plus vieux que Custer, et avait servi sous le commandement d'un général que Custer détestait, le général Wilson. Mais le plus important, mis à part la jalousie évidente de Benteen, est son humeur noire. Tous les hommes du 7ème de cavalerie sont considérés dans les écrits du capitaine comme des "fils de pute", des "sales étrangers" etc. Il déteste littéralement tout le monde, méprise les gens plus naïfs comme le major Reno (il a d'ailleurs
été jusqu'à le frapper au visage devant une foule d'officiers) et hait par-dessus tout Custer, pour ce qu'il est, rarement pour ce qu'il fait. D'ailleurs, on dit souvent que Benteen détestait Custer parce que ce dernier aurait soi-disant abandonné le major Elliott et 18 hommes lors de la bataille de la Washita en 1868. Rien n'est plus faux. Joel Elliott avait enfreint les ordres, dépassé les collines autour du village indien pour abattre des civils (deuxième affront aux directives de Custer), s'est retrouvé attaqué par des guerriers indiens et a été tué avec son peloton. Custer a envoyé une troupe le chercher, sans succès. Puis les Indiens se sont levés en masse pour bloquer le passage de la troupe de secours, l'attaquant maintes fois. Custer a alors arrêté les recherches de peur que le 7ème de cavalerie ne se morcelle et soit vulnérable aux attaques indiennes. Benteen a hurlé après-coup (rien n'indique qu'il l'ait fait ce jour-là) sur cet ordre, accusant Custer d'abandonner Elliott sans rien faire pour le sauver, le tout écrit dans la presse. Mais Custer n'avait abandonné personne puisque Elliott avait mis le 7ème en danger par
son indiscipline, avait failli causer la mort du peloton censé le secourir et la mort du 7ème de cavalerie tout entier !

De plus, si Benteen avait combattu avec Elliott durant la guerre, ce dernier était surtout un proche de Custer. Benteen hurlait contre ce prétendu abandon de son prétendu ami, mais ce n'était rien de plus qu'une nouvelle occasion de vilipender Custer.
Une autre fois, il a même fait face à Custer, la main sur l'étui à revolver ! Belle attitude de discipline militaire ! A Little Big Horn, juste avant le combat, Custer a demandé à toutes les compagnies d'inspecter leur équipement pour éviter les mauvaises surprises une fois dans l'action. L'un des chefs de compagnie a fait mine d'aller inspecter sa troupe, puis a fait volte-face
et a fit à Custer que sa compagnie était prête. Qui était capable d'un tel affront pour humilier Custer et se moquer de son autorité ? Benteen pardi ! Comment s'étonner alors qu'il ait fait des pauses au moment où Custer lui envoyait des ordres pour se presser ? Comment s'étonner qu'il ait refuser d'aller voir où était Custer une fois sur Reno Hill ?
Comme il était l'officier le plus âgé du 7ème (comme Reno), Custer était obligé, code militaire faisant loi, de lui donner un escadron. Mais il est certain que Custer n'en avait pas forcément envie. Et on ne peut que lui donner raison. Quand Custer était aux prises avec les Indiens, lle jour fatal du 25 juin 1876, il lui manquait 66 % des troupes. 66% du 7ème de cavalerie qui était blottis sur Reno Hill, sans que leurs commandants ne leur demandent quoi que ce soit, pour faire face à une résistance indienne nulle...

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Les indiens présents à little big horn : Certains auteurs ne mentionnent pas les Sioux.

Ces auteurs se trompent. Les Indiens présents à LBH sont :les Sioux (Sans Arcs, Blackfeet, Hunkpapas, Oglalas, Brûlés) et les Cheyennes du Nord (avec quelques Cheyennes du Sud). 6'000 Indiens dont 1'500 guerriers.

 

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