Début de la Musique du film Son of the Morning Star

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Dr. Jean-Marc Chamot

Son of the Morning Star

Le Fils de l'Etoile du Matin: analyse custérienne du film

C’est dans une atmosphère belliciste, au plein milieu de l’offensive dite « de la coalition[1] », que, le 3 février 1991, sort le premier des deux films « néo-custériens » : Son of the Morning Star Il est dirigé par Mike Robe et le roman éponyme de Evan S. Connell sur lequel est fondé le film a été adapté par Melissa Mathison[2].

L’argument du film consiste à faire raconter l’histoire de Custer par deux témoins, procédé jadis employé par Arthur Penn par la voix de Jack Crabb dans Little Big Man. C’est donc un récit à deux voix qui est narré en même temps qu’illustré, la trame filmique étant ponctuée de commentaires en voix-off. D’une part, l’opinion d’Elizabeth Custer est exprimée par le truchement de Rosanna Arquette, avec un timbre de voix volontairement vieilli, et d’autre part, une jeune Indienne, Kate Big Head[3], expose aux spectateurs le point de vue des Cheyenne du sud. Ce discours doublé, qui pour l’essentiel ne commente pas les images mais informe sur ce qui n’est pas présenté à l’écran, va dans le sens de l’autonomie de la bande sonore, qu’évoque Michel Chion[4].

La femme du Général présente et excuse son mari conformément à la tradition des ouvrages autobiographiques produits par le couple. A contrario, le point de vue de Kate Big Head est clairement pro-indien. Il s’agit donc d’utiliser tout au long du film ce système de « répons » qui vise à organiser une sorte d’alternance des deux visions.

Le ton du film est donné d’entrée de jeu puisqu’il débute par la « fin » du Général, donc de ses aventures. Des soldats – sûrement l’avant-garde de la colonne du colonel Gibbon – atteignent le lieu du « massacre » de la Little Big Horn et le spectateur peut contempler le corps de Custer reposant contre une carcasse de cheval. Alors un flash-back ramène l’intrigue vers Elizabeth et George au moment de leur arrivée dans le Kansas, dix ans auparavant[5].

Le Général, interprété par Gary Cole, est montré dans ses actes les plus prosaïques (on le voit tailler sa moustache ou se brosser les dents) et, pour équilibrer cette présentation, son ennemi juré, Crazy Horse, apparaît également à l’écran dans des scènes illustrant sa jeunesse[6]. Puis la majeure partie des événements relatifs aux aventures de Custer est développée.

La distribution du film a été traitée avec une attention particulière et les acteurs qui incarnent les personnages célèbres de la saga ressemblent beaucoup aux individus visibles sur les photographies originales des membres de son clan[7]. Les éléments les plus connus de l’histoire du Général comme l’attaque des Cheyennes de Black Kettle, près de la rivière Washita ou l’animosité entre Custer et le capitaine Benteen – ainsi que le rôle de comploteur tenu par Reno – sont traités de façon détaillée. Le major retrouve son rôle habituel de bouc émissaire et l’on entend Tom Custer dire à son frère :  « Benteen n’est pas notre ami, il nous appelle le “clan Custer”. »

(Benteen, cheveux gris, et Reno maudissant Custer lors d'un bal)

En ce qui concerne la vie du couple, différentes situations sont passées en revue avec des scènes de leur vie intime et privée. Ainsi, après la Washita, Elizabeth (qui semble avoir eu vent de l’aventure entre son époux et Monahsetah) interroge Custer sur les femmes indiennes : « Leur femmes te paraissent-elles belles ? », George répond amoureusement : « Tu es la plus belle femme au monde ! » Tous les deux se promènent ensuite la main dans la main et s’embrassent à pleine bouche – signe que l’œuvre date des années quatre-vingt-dix et que la sexualité n’est plus aussi taboue qu’elle avait pu l’être auparavant dans les films custériens. Régulièrement, on voit le Général et son épouse se prodiguer des marques d’affection.

(Benteen provoque Custer dans une rixe verbale)

La compagne du Général incarne parfaitement la position de l’épouse de militaires lors des conflits, telle qu’André Muraire la décrit : « la représentation de la guerre restreint le féminin, qu’elle confine tout entier à des situations classiques visant à réconforter et sécuriser le guerrier[9] ».

(Custer en pleine campagne indienne, sauvant des femmes otages des Cheyennes. Le président Grant négociant avec le chef sioux Red Cloud à Washington.)

Pourtant, si Elizabeth soutient son mari, elle reste également capable d’autonomie tout au long du film, dans la lignée du Women’s Lib’ des années soixante-dix[10] mais sans perdre sa féminité. Ainsi, lorsque Custer part témoigner contre le Bureau des Affaires Indiennes à Washington, Elizabeth dit à son mari : « Dis-moi ce que portent les femmes (à Washington) » et le Général de répondre de façon badine : « Je vais les “étudier” attentivement. » ce qui amène Elizabeth à reprendre énergiquement : « N’essaye même pas ! »

Leur quotidien domestique apparaît également à l’écran et l’on prend soin de consacrer plusieurs séquences à Elisa, la servante africaine-américaine du couple, qui avait servi le Général pendant et après la guerre de Sécession. Celle-ci apparaît donc en train de s’affairer autour de la table familiale ou de s’occuper de la tente du Général. Bien sûr, cette présentation « politiquement correcte » conforte l’image cinématographique traditionnelle des serviteurs des riches familles blanches[11].

Toutes les anecdotes de la vie mouvementée de Custer sont reprises chronologiquement. Après sa vie dans le Kansas et la bataille de la Washita, ses difficultés avec le Président Grant et son frère et les problèmes d’approvisionnement des troupes sont évoqués afin de préparer le public au spectacle de son ultime bataille. Les préparatifs de celle-ci sont filmés et, à Libbie qui l’a accompagné pendant la première étape de l’expédition, Custer dit : « Tu dois rentrer, tu es une femme de soldat. Attends notre retour, Libbie. » Le spectateur sait que cette attente sera éternelle.

Alors que la troupe approche de Crow’s Nest, Custer – comme dans Fort Apache – ne parvient pas à voir le village indien, jumelles en main il répète trois fois : « Je ne le vois pas ! » À la différence de Thursday-Henry Fonda qui refusait de voir, cette fois Custer marque sa tristesse et son dépit de cette « incapacité ». Toutes les étapes qui ont marqué les 24 et 25 juin 1876 sont ensuite présentées dans le détail.

D’une part sont filmées la reconnaissance effectuée par Benteen, la charge puis la retraite panique de Reno à travers la rivière, la réception par Benteen du message donné par Cooke à l’estafette Giovanni Martini (avec le célèbre message « Venez vite. Gros village. Faites vite. Apportez les munitions. ») puis la jonction des hommes du capitaine et du major. D’autre part, la caméra suit les escadrons accompagnant Custer, leur enthousiasme premier – rapidement dissipé par la vue de l’important village qu’ils sont sur le point d’attaquer – leur retraite désorganisée, l’encerclement qu’ils subissent, leurs derniers tirs et – submergés qu’ils sont par une masse déferlante et hurlante d’Indiens dix fois plus nombreux qu’eux – leurs derniers corps à corps.

Les soldats périssent les uns après les autres[12], les proches du Général le précédant dans l’au-delà. Puis, blessé une première fois, celui-ci se relève pour être cette fois touché fatalement, apparemment par Crazy Horse. Le Général expire, tandis que son frère Tom crie son nom. Personne ne peut savoir avec certitude qui meurt en dernier mais symboliquement, une volée de flèches passe au-dessus du Général agonisant, signifiant par-là même sa fin et celle de Tom. La trame narrative fait alors un va-et-vient entre Fort Lincoln où les épouses – les veuves en fait – chantent Nearer to Thee, « Plus près de toi, mon Dieu » et le champ de bataille où les femmes, les enfants et les guerriers indiens dépouillent et mutilent les soldats.

En conclusion du film, les derniers soubresauts des guerres indiennes sont évoqués avec la disparition de Sitting Bull et de Crazy Horse et le rappel de Wounded Knee. Cela pour signifier dans un juste retour des choses que les Blancs gagneront, à terme, la partie.

Le but du scénario n’étant pas de faire passer Custer pour un fou – à la différence de ce qu’on a vu auparavant – Gary Cole interprète le rôle du Général sans exagérer le trait, grâce à une incarnation du personnage historique constamment naturelle. La sobriété du jeu de l’acteur est particulièrement visible quant il interprète des scènes d’amitié fraternelle et d’affection conjugale. Les relations que le Général entretient avec ses frères – surtout avec Tom qui le chahute – mais aussi la tendresse qu’il exprime pour sa femme (même en public), lui confèrent une humanité qu’il n’avait plus connue depuis le film de Robert Siodmak, Custer of the West, en 1968.

Portant moustache et cheveux blonds, il ne recherche pas les effets et ne produit pas de grands gestes nerveux et autoritaires en dépit du dynamisme certain qui l’anime. Après toutes ces années pendant lesquelles le personnage avait perdu son statut mythique l’œuvre renoue avec une présentation héroïque. Celle-ci est renforcée par un côté très masculin que Gary Cole confère au rôle. La séduction que le Général exerce sur son épouse est au diapason de l’ascendant qu’il a sur les autres femmes – comme Monahsetah ou Kate Big Head. Son autorité « naturelle » sur ses amis – et sur ses ennemis – conforte ce caractère viril et dominateur.

Cette œuvre constitue un cas particulier par la minutie avec laquelle la rétrospective de la vie du Général dans l’Ouest est effectuée. Le spectateur averti peut d’ailleurs constater que le tournage de l’ultime combat de notre héros a bénéficié des dernières découvertes archéologiques réalisées sur le site de la bataille après l’incendie de 1983[13].

C’est là que se pose le problème. L’ensemble du film est presque trop proche d’un documentaire, tellement il est détaillé et élaboré avec sérieux[14]. Bien sûr, le spectateur informé y trouve une présentation moins impersonnelle, moins distante que la plupart de ces films semi-narratifs[15] de non-fiction[16] que propose régulièrement la télévision mais, finalement, il ne se démarque de ceux-ci que par sa longueur et sa linéarité. En fin de compte, à la manière d’un documentaire, les voix-off blanche et indienne parlent à l’unisson et présentent, sous deux angles différents, le même personnage. Tourné quelque cent quinze ans après la mort du Général, le film ne parvient pas réellement à présenter les faits de manière différente. Le choix de respecter les faits historiques – et encore, de façon relative – limite la liberté de la mise en scène et supprime la part de rêve qui devrait en découler.

En dépit de la volonté d’authenticité évidente du scénario, le public se retrouve une fois encore face à une réécriture qui n’a ni l’avantage d’être véritablement objective ni celui d’être romancée et c’est pourquoi le résultat manque finalement de saveur. Ce qui avait jusque-là dérangé l’historien – une véracité très approximative – était en réalité ce qui donnait à chacun des films antérieurs un parfum et un charme caractéristiques. À force de vouloir respecter l’Histoire, Son of the Morning Star se révèle décevant car si la vie de Custer a véritablement été extraordinaire, c’est bien le mythe qui en est issu qui l’a consacré et non la « réalité ». C’est une évidence de dire qu’au fond l’histoire compte peu au cinéma et que c’est la relecture que chaque metteur en scène fait des événements qui captive le spectateur.

Il ne faut cependant pas oublier – comme je l’ai dit plus haut – que l’époque du tournage correspond à la période de la Guerre du Golfe et que la situation n’est pas sans évoquer l’atmosphère générale qui avait présidé au tournage de They Died With Their Boots On, réalisé pendant la dernière guerre mondiale. En 1990, le besoin de héros semble bien se faire sentir de nouveau mais le piètre succès public de Son of the Morning Star montre que ce n’est peut-être pas un héros du passé trop sérieux que le public attend mais un Errol Flynn fougueux qui apporte une part d’extravagance au quotidien.

Même si, dans Son of the Morning Star, le personnage interprété par Gary Cole est très proche de son modèle historique, le film n’a pas eu un retentissement comparable à celui dont They Died With Their Boots On avait bénéficié en son temps– hormis auprès des custerphiles. La grande différence entre l’œuvre de Raoul Walsh dans They Died With Their Boots On et l’honnête travail de Mike Robe pour Son of the Morning Star réside sans aucun doute dans la part de liberté et d’onirisme que le premier film avait réussi à véhiculer et qui est absente du second.

On peut dire que la boucle est en partie bouclée. Après un parcours chaotique d’élaboration, puis de lente subversion et de distorsion, enfin de renversement, Custer – le héros et non le personnage mythique – retombe, semble-t-il, sur ses pieds. Ce premier film présentant notre héros en ces années quatre-vingt-dix nous ramène véritablement à une vision héroïque de Custer qui n’est plus ni victime, comme dans Sitting Bull, ni destructeur, comme dans Little Big Man. Cependant, l’impression de « déjà vu » émanant de Son of the Morning Star montre que le sujet ne semble pas susceptible de retrouver le souffle épique qu’il a pu connaître dans les années quarante en dépit de son caractère « néo-classique ».

Le 25 mars 1991, Kevin Costner reçoit six oscars pour Dances With Wolves[17], sorti au début du mois de novembre 1990[18]. Ce film et le succès impressionnant qui est le sien portent certainement ombrage à Son of the Morning Star projeté dans les salles trois mois plus tard. Le sujet de Dances With Wolves continue à tirer les mêmes bonnes vieilles ficelles du passé : l’Ouest américain et les relations Blancs-Indiens. Cette concurrence est à compter au nombre des raisons du moindre écho donné peu après au Custer de Son of the Morning Star[19].

Dr. Jean-Marc Chamot

Thèse universitaire "Le Général Custer au cinéma, 1909-2004"


NOTES

[1] Qui est alors composée, entre autres, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France.

[2] On peut y voir clairement l’influence de l’ouvrage de l’historien Stephen Ambrose Stephen E. AMBROSE, Crazy Horse and CusterThe Parallel Lives of Two American Warriors, Anchor Books, 1996, 527 p.

[3] Dont la voix est celle de la chanteuse de folk music, Buffy Sainte-Marie.

[4] Les deux femmes fournissent des informations supplémentaires au spectateur. Voir Le Son au cinéma, éd. De l’Étoile, 1985, 220 p. Chapitre « Pour (ne pas) en finir avec la bande-son. »

[5] Pour donner un ton réaliste au début du film, Kate Big Head commente les trois noms dont le Général a été gratifié par les Indiens. Pour les Cheyennes il se nomme « Long Hair » ou « Longue chevelure », pour les Arikaras, « Creeping panther who comes in the night » ou « Panthère rampante qui vient la nuit » et enfin, pour les Crows, il porte le nom de « Son of the morning star, who attacks at dawn », c’est-à-dire « Fils de l’étoile du matin, qui attaque à l’aube », d’où, en partie, le titre du film.

[6] Est alors présenté le massacre du capitaine William Fetterman et de ses 81 hommes, tués par les Sioux près de Fort Phil Kearny dans le Montana, le 21 décembre1866.

[7] Autant des photographies de la famille de Custer que de celles de ses officiers, par exemple William Cooke, dont la barbe à rouflaquettes est remarquable.

[9] Voir André MURAIRE, « Du guerrier à l'androgyne : sexe et “gender” dans le cinéma américain de la guerre du Vietnam aux années quatre-vingt-dix. Tentative de synthèse. » p. 106, article de Cycnos, op. cit.

[10] On peut aussi envisager la situation sous un autre angle, complémentaire du précédent et suivre John Philip Langellier (Custer, The Man, the Myth, the Movies, op. cit., p. 82.) décrivant le couple Custer comme représentatif des jeunes Yuppies (Young Upwardly Mobile Couples) américains, la carrière du Général étant la principale préoccupation du couple.

[11] Dans la même veine que They Died With Their Boots On.

[12] Certains soldats achèvent les blessés pour leur éviter d’être torturés, d’autres procèdent à un suicide mutuel avec leur meilleur camarade ou d’autres encore gardent leur dernière balle pour eux-mêmes.

[13] Cette partie du film confirme le sérieux de l’ensemble. On observera également la qualité des cascades alors proposées au spectateur.

[14] Avec malgré tout diverses erreurs historiques. À titre d’exemple le Making of du film avance que la véracité de la représentation du Last Stand est attestée par une preuve bien fragile : la lithographie de Kurt & Allison, datant de 1889 et qui ne fait pas l’unanimité parmi les historiens car le paysage, la coupe de cheveux du Général et son sabre y sont inexacts.

[15] Pour reprendre la classification de Jacques AUMONT et Michel MARIE, L’analyse des films, p. 91.

[16] Pour reprendre cette fois la pensée de Jean-Loup BOURGET, Hollywood, la norme et la marge, p. 88

[17] Dirigé et interprété par Kevin COSTNER sur un scénario de Michael BLAKE.

[18] Film partiellement en langue Lakota, sous-titrée en anglais. Costner passe une annonce dans le Lakota Times, quotidien des Sioux, pour recruter cent cinquante comédiens et deux cents figurants. Ceux, nombreux, qui ne parlent plus leur langue, doivent la réapprendre. Les accessoires, bijoux et autres colifichets, sont recréés en respectant les techniques traditionnelles. Contre toute attente, le succès est phénoménal, le film rapporte cent millions de dollars en quelques semaines. Tout comme le personnage de Martin Pawley dans The Searchers, Kevin Costner a des origines partiellement Cherokee.

[19] À ce sujet André Muraire dit que « Si Dances With Wolves (Danse avec les loups) de et avec Kevin Costner constitue une exception, c’est bien parce qu’il réécrit lui aussi l’histoire, en harmonie avec les données de la « correction politique. » C’est aussi parce que l’Indien et non plus le cow-boy, prend le relais du mythe de la Frontière. » Article dans l’ouvrage dirigé par Serge RICARD, États-Unis d’hier, États-Unis d’aujourd’hui : mélanges en l’honneur de Jean-Pierre Martin, op. cit. p. 48.

 

Tom Custer (Tim Ransom), le frère du général  Crazy Horse (Rodney Grant), chef de guerre de la nation sioux Le général Sheridan (Dean Stockwell)

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casting

Gary Cole - Général George Armstrong Custer 
Rosanna Arquette - Elizabeth "Libbie" Custer 
Stanley Anderson - Ulysses S. Grant 
Edward Blatchford - Lieutenant William W. Cooke 
George Dickerson - Général William Tecumseh Sherman 
Rodney A. Grant - chef oglala Crazy Horse 
Tom O'Brien - Charlie Reynolds 
Terry O'Quinn - Général Alfred Howe Terry 
Nick Ramus - chef oglala Red Cloud 
Tim Ransom -Thomas Ward  Custer 
Robert Schenkkan - Thomas Bell Weir 
David Strathairn - Frederick William  Benteen 
Buffy Sainte-Marie - Voix de la Cheyenne Kate Bighead 
Dean Stockwell -
Général Philip Sheridan 
Bryce Chamberlain - Parsons 

      

30 photos de la bataille de Little Big Horn dans le film

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