la bataille de la
L I T T L E B I G H O R N

La dernière bataille de Custer contre les Sioux et les Cheyennes : 25 juin 1876
Nota: la bataille peut s'orthographier "Little Bighorn" et "Little Big Horn".
"Le
Général Custer avait traversé la guerre de Sécession en conduisant onze charges.
Il n'avait jamais ordonné une retraite. Il ne demande jamais à un soldat quelque
chose qu'il ne fait pas. J'essaie d'imaginer... comment ce fut pour lui... à la
fin..."
voix de Libbie Custer (narratrice) dans une scène du film Son of the Morning Star

Michael Schreck, http://michaelschreckart.com
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Livre suggéré: Little Big Horn, autopsie d'une bataille légendaire, édition augmentée, par David Cornut (webmaster du site), Parçay-sur-Vienne, Anovi, 2006/2008 analyse du contexte de la tragédie, des acteurs et reconstitution minute par minute avec 150 témoins oculaires sioux, cheyennes et américains. 384 pages, 13 cartes, 50 illustrations.
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PRÉLUDE


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Général Alfred Terry / Colonel John Gibbon |
En 1875, Custer revient d'une expédition dans les Black Hills où il a été envoyé pour y trouver de l'or. Sitôt la nouvelle parue dans les journaux, les prospecteurs affluent dans les Black Hills. le gouvernement ordonne au 7e de cavalerie de stopper les prospecteurs avant qu'il n'atteigne les Black Hills, car cette région a été cédée aux Indiens par le traité de Fort Laramie, sept ans auparavant.
Mais c'est mission impossible pour 600 hommes à cheval de repousser les milliers de prospecteurs qui s'infiltrent dans un territoire aussi grand que la Suisse ! Le gouvernement finit par trancher et décide d'expulser de force les Indiens.
Le 18 mai 1876, le 7e de cavalerie part de Fort Abraham Linclon, dans le Dakota, Custer à sa tête.

A la jonction de la
rivière Tongue et de la Rosebud, le 23 mai, Custer rejoint le général Terry et
le colonel Gibbon sur le FarWest, un bateau fédéral. Le
général Terry lui donne ses ordres : il devra explorer Tullocks Creek puis
converger
vers la rivière Little Big Horn
Pendant ce temps, Terry, Gibbon, et Crook (dont personne n'a de nouvelles) arriveront par le nord et par le sud et prendront le camp en tenaille. D'après le bureau des affaires indiennes de Washington, il y aurait 800 Indiens "hostiles" vers les Black Hills.
Mais pendant ce temps, les Sioux commandé par le sage Sitting Bull, ont reçu les renforts d'Indiens d'autres réserves, avec des guerriers célèbres et valeureux comme Gall et Crazy Horse.Ces tribus se regroupent et s'apprêtent à recevoir les hommes blancs. Ils ne sont 1'500, exactement le nombre que prévoit rencontrer Custer. Il ne les sous-estime donc pas, malgré ce qu'affirme un mythe récurrent sur la bataille.

Alors que Custer part du camp de Terry tout en ayant refusé des canons et des troupes en renfort, Sitting Bull fait la danse du soleil. Après s'être fait arracher 50 morceaux de chair, il reçoit une vision de soldats tombant du ciel et d'une voix qui lui dit : " il n'ont pas d'oreilles, je te les donne". Sitting Bull comprend qu'il y aura bataille entre les Lakotas et l'homme blanc et que la victoire sera pour eux.
Il engage les hostilités contre le général Crook et ses troupes alors que ceux-ci venaient de se remettre en route. C'est la bataille de la Rosebud. Surpris et souffrant de pertes très légères (11 morts pour 1300 soldats au combat), Crook prend une décision insensée : se replier vers son camp au Wyoming. Plus grave, il néglige d'informer Custer du caractère offensif et du nombre élevé d'indiens. Et ne s'en soucie pas le moins du monde, puisqu'il passe le mois suivant à pêcher avec ses troupes dans le Wyoming.

Le 24 juin, George Armstrong Custer arrive à la Little Big Horn. Mitch Bouyer, le traducteur, ressent de la tension dans les paroles échangées entre les scouts indiens. De sa position, Custer peut voir Tullocks Creek. Il constate qu'il n'y a aucun Indien. Ayant obéi aux ordres de Terry, il peut maintenant "se fier à son propre jugement".
Custer place le camp et veut attendre Gibbon qui arrivera le 26 juin, et Crook qui devait arriver le lendemain. A ce moment-là de la campagne, il ignore le nombre exact d'Indiens qu'il devra combattre, même si les meilleurs prévisions des agents des affaires indiennes font part de 1'500 guerriers.
Mais un incident va tout précipiter : la boîte de biscuits de la compagnie C, perdue durant le trajet, a été découverte par des Sioux et les fédéraux qui devaient aller la chercher ont échangé des coups de feu avec les hostiles. Custer décide alors d'attaquer le 25 juin, de peur que les Indiens s'enfuient et que la campagne se termine comme celle d'Hancock (voir la biographie).

Il divise ses troupes en trois colonnes :
La première colonne sera la sienne et sera composée de cinq compagnies E, B, F, C, et I (217 hommes) progressera sur la rive gauche de la rivière puis attaquera le village par l'Ouest.
La deuxième colonne, dirigée par le major Marcus Reno avec les compagnies A, G, et M, soit 140 hommes, attaquera le village à l'est.
La troisième colonne, dirigée par le capitaine Frederick William Beenten, avec les compagnies D, H, et K. (soit 255 hommes + les munitions) fouillera le cour supérieur de la rivière Little Big Horn pour être sûr que les Indiens ne peuvent pas les attaquer par l'arrière.
la bataille est sur le point de commencer...
LA BATAILLE

Le major Reno arrive bientôt près du camp indien alors que Custer amène ses 5 compagnies sur les hauteurs. Benteen s'en va fouiller le cour supérieur de la rivière pour contrôler qu'aucun indien ne s'y cache et puisse ensuite atttaquer les arrières du 7e de cavalerie. La tactique de Custer est parfaitement réfléchie - c'est la stratégie de la "reconnaissance en force".
A 15h00, Reno déploie ses compagnies puis charge le camp indien.

Les Indiens sont totalement surpris par l'attaque mais réagissent plutôt rapidement. Une dizaine, puis une centaine de guerriers se portent à la rencontre des 140 hommes de Reno. Celui-ci ordonne à ses hommes de se mettre en ligne d'escarmouches. Le premier assaut des Indiens est endigué. Pendant ce temps, au sud, le capitaine Benteen n'a rien trouvé. Il a rebroussé chemin et atteint la piste de Custer.
Custer est en vue de la face nord du village indien. Croyant être en face du plus gros du village ennemi (en fait, le village s'étalait sur cinq kilomètres et Custer n'en avait vu qu'une infime partie), il envoie un messager, Daniel Kanipe, pour avertir Benteen qu'il est en vue du village, bien qu'il n'ait pas conscience de sa dimension à cause du terrain valonné. Dans le même temps, Custer envoie un deuxième messager, John Martin (de son vrai nom Giovanni Martini) avec le célèbre message rédigé par son adjudant Cooke :
Benteen, gros Village.
Soyez rapide. Apportez les munitions
W.W. Cooke.
P.S. Apportez les munitions

Dans le camp Indien, c'est la panique. Reno a seulement menacé le campement des Hunkpapa, à l'est, mais c'est tous les civils du camp, Cheyennes, Sioux, Miniconjou et Pieds-Noir qui plient bagage maintenant. Custer contourne le camp puis aperçoit les centaines de civils Indiens qui fuient. Il pense alors capturer ces civils. Leurs familles capturées, les guerriers indiens qui harcèlent Reno seront obligé de se rendre. Pour mettre son plan à exécution, il divise sa propre colonne en trois unités. La première (comprenant les compagnies C, I, L) l'accompagnera et ira capturer les fugitifs indiens. La seconde (comprenant une petite partie de la compagnie F) surveillera le flanc droit de la première unité pour contrer une éventuelle attaque indienne venant du Nord. La dernière protègera le flanc gauche en explorant le gué proche du village (compagnie E et le reste de la F). Il faut faire vite. Les éclaireurs lui apprennent que la résistance sur le front de Reno est de plus en plus importante. Reno envoie un messager à Custer pour lui indiquer sa position délicate. Custer réponds immédiatement : Nous serons bientôt à vos côtés"...

A 15H20, soit 15 minutes seulement après avoir engagé le combat, Reno, paniqué, lance des ordres contradictoires avant d' ordonner la retraite vers un bois voisinant. 30 minutes plus tard, il ordonne la retraite générale sur une colline. C'est la débandade chez les soldats. Perdant totalement la maîtrise de soit, Reno a oublié de placer une arrière-garde pour couvrir la retraite ! Les Indiens se faufilent parmi les chevaux et abattent les soldats avec une grande facilité. Des dizaines d'hommes tombent dans la rivière Little Bighorn et sont torturés sur place par les Indiens ivres de colère. 53 hommes trouvent la mort, soit presque 50% du bataillon de Reno !
"A cheval !" "Pieds à terre !" "A cheval !" derniers ordres du major Marcus Reno, 15h50, avant la déroute de son bataillon. Le major part en premier, oubliant de sonner le clairon et de placer une arrière-garde... |

Pendant ce temps, Benteen continue d'avancer sur la piste de Custer sans se presser, malgré les ordres. La haine qu'il éprouve à l'égard de Custer en est pour beaucoup dans sa trahison.
"Quelle est la situation, là-bas ?" capitaine Frederick Benteen, 15h50, au clairon Martin, porteur du message de Custer "Benteen. Dépêchez-vous !"
"Je pense que le Général Custer est en train
de charger le village." clairon John Martin (de son
vrai nom Giovanni Martini) à Benteen, 15h50.
Après cet entretien, Benteen continuera au trot,
ignorant les ordres, et ne rejoindra jamais Custer... |
Les Indiens poursuivent Reno alors que d'autres suivent Crazy Horse qui contourne le camp et va à la rencontre de Custer.
Les forces de Crazy Horse rencontrent Custer mais le général fait retraite jusque sur une colline qui porte aujourd'hui son nom. Il réunit tout son bataillon et organise la défense. Il déploie les compagnies E et F pour arrêter une maigre offensive indienne venant de la rivière.
"Nous avons été pris par surprise. Quand Custer est arrivé près de la rivière, j'ai pensé que nous allions perdre la bataille." le chef de guerre sioux Short Bull |
Pour l'instant, la pression des Indiens est acceptable. Pendant ce temps, Reno, retranché sur sa colline et harcelé par les Indiens, reçoit l'aide de Benteen qui ajoute ses forces aux siennes. Reno et Benteen ont alors près de 400 hommes et les mulets de munitions. Custer n'a que 215 hommes.

La retraite de Reno permet aux indiens de réunir toutes leur forces contre Custer. Ils ne laissent que très peu de troupes contre Reno et Benteen et se tourne alors vers les compagnies de Custer. Le général a installé la compagnie L sur une collinne qui portera ensuite le nom de son commandant, James Calhoun. La pression est forte sur cette collinne et les combats sont très violents. Le leader indien des Hunkpapa, Gall, mène ses guerriers au sud-est de Calhoun Hill. Pendant ce temps, Custer détache son aile gauche pour effectuer une nouvelle reconnaissance vers la rivière. Custer cherche un accès au village pour capturer les civils et contraindre les Indiens à la reddition. Après une rapide inspection, on trouve un passage mais on préfère attendre les renforts. L'heure n'est pas à la panique, puisque les renforts de Benteen doivent arriver avec les munitions !
"Aucun
Indien ou Blanc s'est battu aussi bravement que les hommes de Custer."Le chef de guerre sioux Crow King |
Custer fait placer ses troupes sur deux collines, à l'ouest de Custer Hill. Elles ouvrent le feu sur les Indiens qui infiltrent les collines par une ravine, nommée plus tard Deep Ravine. Les soldats de Custer chargent les assaillants qui profitent de la dépression pour attaquer les flancs de l'aile droite de Keogh. Les Indiens (sous le leadership de Lame White Man) contre-attaquent et anéantissent la compagnie E. Custer, l'état-major et la compagnie F se retranchent sur Custer Hill. Il est 17h20.
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Le guerrier cheyenne Iron Hawk à propos du chef cheyenne Lame White Man, le meilleur chef indien de la bataille tué par un "tir ami"
"Custer est le général le plus brave des temps modernes."
soldat Thomas W. Coleman, 7e de cavalerie, après Little Bighorn |
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Lieutenant James Calhoun, commandant de la compagnie L |
Capitaine Thomas Custer, commandant de la compagnie C |

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"C'était une bataille très disputée." Moving Robe, Sioux hunkpapa |
"Le combat a été mortel pour nombre d'Indiens." le guerrier cheyenne Wooden Leg |
La pression indienne est extrêmement forte. Pour tenter de soulager le flanc de Calhoun Hill mis en péril, la compagnie C du lieutenant Harrington tente une contre-attaque, mais elle échoue. Les Indiens se cachent dans chaque aspérité du terrain, décochant des flèches à l'aveuglette. L'air sent la poudre. La chaleur est étouffante. Les Indiens sont armés de fusils à répétitions achetés chez des revendeurs blancs peu scrupuleux. Les soldats du 7e n'ont que des fusils à un coup qui, comble de tout, s'enrayent très facilement. Pendant ce temps, sur Reno Hill, les combats sont peu importants mais on entend clairement les bruits de combats à quelques kilomètres de là, sur Custer Hill et Calhoun Hill. Le capitaine Weir demande à Reno et Benteen la permission de se rendre au secours de Custer. Les deux officiers refusent catégoriquement. Pourtant, c'était leur devoir... Weir leur désobéit, va au secours de Custer avec sa compagnie D et arrive sur la butte que l'on nommera par la suite Weir Point. De là, il voit la fumée de la bataille au loin. Personne ne bouge et Weir ne peut pas avancer tout seul !
"Bon Dieu, si vous n'y allez pas, j'irai, et si on s'en sort, quelqu'un devra être au courant de ça!" Capitaine Thomas Weir (commandant de la compagnie D) au major Reno et au capitaine Benteen qui désobéissent aux ordres de Custer et refusent d'aller le soutenir avec 66% du régiment (400 hommes)
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Les Indiens chargent les soldats qui font retraite de Calhoun Hill. Les guerriers indiens de Lame White man (chef cheyenne qui sera accidentellement tué au combat par ses propres guerriers), Gall et Two Moon attaquent les soldats de front alors que Crazy Horse les contourne et attaque leur flanc gauche. C'est le coup de grâce pour la défense des Blancs.
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"Les hommes de Custer ont été très braves. Ils se sont vraiment bien battus." Le chef de guerre sioux Gall |
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"J'ai toujours pensé que les Blancs étaient des lâches, mais j'ai un grand respect pour ceux qui se sont battus à Little Bighorn." Le chef de guerre sioux Rain In the Face |
La contre-attaque échouée de la compagnie C accélère les plans des Indiens. Il est 18h00, ce sont les derniers instants de la bataille. Toutes les troupes indiennes se ruent à l'attaque. Les compagnies L, E, I et F sont enfoncées par les côtés et anéanties. Le capitaine Myles Keogh et le lieutenant James Calhou meurent au milieu de leurs hommes, dans de petites poches de résistance.
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Le chef de guerre Crazy Horse par Kenneth Ferguson - www.kennethfergusonfineart.com |
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"Pas un Blanc ou Indien ne s'est battu aussi bravement que Custer et ses hommes." Le guerrier Low Dog |

"Je
n'ai pas l'habitude de dire des mensonges à propos d'hommes qui sont
morts. Les hommes de Custer sont parmi les plus braves que j'ai jamais
combattus."Le chef sioux Sitting Bull |

Les derniers survivants s'échappent pour former une dernière ligne de tir sur Custer Hill, autour du général et de son frère Tom.
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chef de guerre sioux Red Horse |
Les derniers soldats sont balayés. Les hommes de la compagnie F, qui devaient tenir pour que Benteen puisse rejoindre Custer, sont massacrés. Il est 18h20
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"Beaucoup de Cheyennes étaient morts et la bataille n'était toujours pas terminée... [...] Cheyennes, Sioux et soldats tombaient les uns après les autres dans une même confusion. Je n'oublierai jamais." chef de guerre cheyenne Two Moon |

"J'ai participé à de nombreux combats très durs, mais je n'ai jamais vu des hommes aussi braves que ceux de Custer." le chef de guerre sioux Brave Wolf |
Les derniers soldats sont massacrés. Custer meure d'une balle dans la hanche et dans la tempe. La blessure à la hanche l'a tué, sans doute après une longue agonie.

La version la plus juste de la dernière position de Custer : 42 hommes barricadés derrière les carcasses de 39 chevaux.
La balle à la tête a été post mortem, tiée par les guerriers pour contrôler la mort de Custer. Le frère du général, Tom, est sauvagement mutilé. Sitôt le bataillon de Custer, 210 hommes, massacré, les Indiens se retournent contre Benteen et Reno qu'ils harcèlent pendant tout le restant de la journée et la nuit.
"Il
y avait un homme qui trottait le long de la ligne, en hurlant tout le
temps. Les soldats faisaient retraite, mais lui les arrêtait en faisant
tourner son cheval devant eux. Tous les Indiens avaient combattu de
nombreuses tribus, mais ils disent que c'est l'homme le plus brave qu'ils
n'aient jamais vus. Je ne sais pas qui il était. Certains disent que c'est
le général Custer. Je l'ai vu au cours de la bataille, mais je n'ai pas vu
son corps.."le chef de guerre sioux Red Horse |
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"Custer a été épargné des mutilations par deux femmes qui avaient été captives après la bataille de la Washita." La Cheyenne Kate BigHead |
Le
26 juin, les indiens se retirent après plus de 24 heures de combats. Ils font
brûler toute la plaine pour couvrir leur retraite. Le lendemain, Reno et Benteen
sont relevés par les troupes de Terry et Gibbon. Les hommes de Terry découvrent
bientôt la colline de la dernière bataille de Custer, avec un seul survivant, la
monture du capitaine Koegh, Comanche. L'animal, malgré ses neufs blessures,
survivra et, après avoir servi de mascotte au 7e de cavalerie, mourra et sera
empaillé à l'Université du Kansas.
263 hommes du 7e de cavalerie ont été tués de même que près de 200 à 300 Indiens (voir les pertes indiennes)
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"Ce fut un combat dur, très dur." Le chef de guerre sioux White Bull |
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Conclusion

"Je pensais que Custer pouvait se débrouiller tout seul" Capitaine Frederick Benteen, 1879, expliquant pourquoi il n'a pas répondu aux ordres de Custer qui demandait des renforts |
"Rien n'a été fait par le capitaine Benteen et le major Reno pour soutenir Custer après nous ayons entendu les coups de feu." Sergent Edward Davern, 7e de cavalerie |
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Capitaine Frederick Witthaker, qui lança une cour martiale contre Reno qui échoua, car la défense de Reno présenta une fausse carte de la bataille ! |
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"Reno a fait défaut à Custer au moment le plus critique." Général en chef des Affaires Indiennes Philip Sheridan |
"Je préfèrerais, en tant que soldat, mourir avec Custer plutôt que de rester sur la colline des survivants avec Benteen et Reno, en n'ayant pas fait mon devoir." Général de cavalerie Thomas Rosser |
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"Reno n'a pas bougé, ignorant les règles élémentaires de l'armée qui sont d'avancer au son du canon." Lieutenant Edward McClernand, troupes de Terry |
"Le capitaine Benteen
aurait dû
immédiatement
rejoindre Custer. [...] Personne ne peut gagner une
bataille avec 2/3 des forces loin des combats ! "Lieutenant-Général Nelson A. Miles commandant en chef de l'armée américaine en 1898 l'homme le plus expérimenté et le plus couronné de succès des guerres indiennes
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"Custer
était un chef brave. Les Indiens l'ont respecté et ne l'ont pas scalpé. Je
répondrai pour les morts de mon peuple. Les miens ont dit que j'avais
raison. Laissons les Visages-Pâles faire de même de leur côté."Chef sioux Sitting Bull |
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"Il est connu que si Reno avait tenu dans les bois pendant que Custer attaquait avec Benteen, les Indiens auraient perdu la bataille. Il n'y a aucune controverse à ce sujet." Agent James McLaughlin, après une interview des principaux chefs de la bataille |
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Historien Jeffry Wert dans son livre "Custer, the controversial life of George Armstrong Custer", New York, Touchstone Books, 1996, p.347 |
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Historienne Louise Barnett dans son livre "Touched By Fire", New York, Henry Holt & Company, 1996, p.292 |
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Historien Robert Utley dans son livre "Custer Cavalier in Buckskin", Norman, University of Oklahoma Press, rééd.2001, p.159 |
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Historien Gregory Michno dans son livre "Lakota Noon: The Indian Narrative of Custer's Defeat", Missoula, Mountain Press Company, 1997, p.297 |
Comme on peut le voir ci-dessus, la tactique de Custer était parfaitement adaptée au terrain et à la bataille qui allait suivre.
Sans la trahison de Benteen et de Reno, Custer aurait gagné la bataille de Little Bighorn. Les Indiens eux-mêmes l'ont affirmé.
VOIR AUSSI : Le champ de bataille - les mensonges de Benteen et Reno - Les pertes indiennes - La butte de Weir Point