Austin, par Blake Shelton

"Si tu veux faire marrer Dieu, dis que tu as un plan." page 313

 

Jean-Georges Aguer

LITTLE BIGHORN

LA SAGA DES QUATRE RIVIÈRES, TOME I

Le cherche-midi

 

Présentation du livre

Extraits lus

Interview de l'auteur (+ audio sur France-Info)

Ils en ont parlé...

 

Jean-Georges Aguer

LITTLE BIGHORN

LA SAGA DES QUATRE RIVIÈRES

Le cherche-midi

 

L'histoire

Lorcan Iarlaith O’Neill dit « le Lion » est un jeune orphelin irlandais embarqué à l’âge de 15 ans dans l’aventure des fenians pour « bouter » les Anglais hors du Canada ; c’est un échec.
 
 
Sans ressources, exilé, il s’engage, pour survivre, dans un nouveau régiment de l’armée des États-Unis : le 7e de cavalerie, commandé par le célèbre Custer. Aux côtés du général, il combat dans la poussière et la chaleur des plaines de l’Ouest les Peaux-Rouges qui, farouchement, défendent leur terre. Puis, dans le Sud profond, Lorcan affronte le redoutable Ku Klux Klan, devient espion, trouve l’amour et l’amitié mais perd ses illusions…
 

De retour dans l’Ouest, il explore avec Custer les Black Hills et se retrouve sur les bords de la rivière Little Bighorn face aux Sioux de Sitting Bull et Crazy Horse, deux chefs indiens.


Porté disparu au combat, Lorcan décide de changer de vie et de fuir ce pays où il n’a plus rien à faire ; on le retrouve dans le port de Charleston. Là, laissant derrière lui des regrets mais aussi des heures lumineuses, il embarque sur un navire irlandais. Direction : l’Afrique du Sud.

Un grand roman d’aventures.
 
Sélectionné par lechoixdeslibraires.com
 
 

Charleston

Le 7e de cavalerie en campagne

Le Ku Klux Klan à Pulaski

Deadwood

Angelina

Les derniers instants du général Custer

Kitty

 

  

 

Lorcan (premier plan, à genoux) et sa compagnieEXTRAITS DU LIVRE
 
 
 
 
 

  

 

INTERVIEW : J-G AGUER

 

Ecoutez une interview donnée sur France-Info

CUSTERWEST: Comment l'idée de réaliser un roman a-t-elle germée dans votre esprit?

 JEAN-GEORGES AGUER: Depuis longtemps, j’ai été troublé par la similitude qu’il y avait entre la bataille de la Little Bighorn en 1876 et celle d’Isandlwana (qui a opposé les Anglais aux Zoulous en 1879). C’était les premières fois dans l’histoire que des nations modernes se faisaient battre par des armées autochtones. J’avais donc envisagé d’écrire un livre d’histoire mettant en parallèle ces deux batailles ou de les relier d’une autre manière, par un roman. Il m’a rapidement paru évident que la meilleure manière de faire vivre ces événements, était de les faire raconter par un homme qui en aurait été le témoin. D’où le roman… Ma fille vivant en Irlande, j’ai demandé à mes amis Irlandais s’il s’était passé quelque chose de significatif dans les années 1860. Ils m’ont parlé des Fénians. Voilà comment est né Lorcan…  

 

2) Quelles ont été la documentation et les images qui vous ont aidé dans l'écriture du livre ? Quels films ? Quels livres ?

 J’ai lu beaucoup de livres, vu beaucoup de films, passé des heures sur le Web… Puis ensuite, j’ai encore travaillé pour confronter les témoignages, car nous le savons tous, quand nous creusons un sujet historique… Personne n’est d’accord sur les détails, or, ce sont précisément les détails qui sont importants. Parmi les livres il faut citer principalement le merveilleux «Crazy Horse» de Mari Sandoz, «Enterre mon cœur» de Dee Brown, «C’est un beau jour pour mourir» de James Welch… «Les Sioux» de Hassrick et «Les guerres indiennes» de Washburn et « Little Big Horn» de David Cornut, qui fait la synthèse des connaissances sur le sujet. Puis les bouquins sur le KKK et encore d’autres sur la cavalerie US… Quant aux films, étant un fan de cinéma, je crois que je les ai tous vus… On peut en faire la revue, histoire de s’amuser un peu… « The Plainsman » de De Mille, dans lequel Anthony Quinn raconte en pseudo indien le « Last Stand », «They died with their boots on» de Walsh où la partie de Custer à West Point et sa rencontre avec Libbie est d’une drôlerie et d’un romantisme échevelé… «Little Big Man» bien sûr où Custer est présenté d’une manière détestable mais où la bataille est sans doute la plus fidèle de tous les films tournés sur le sujet… «Custer of the West» de Siodmak qui est une aimable plaisanterie au niveau historique… J’en passe et des pires ! En fait, on peut dire que le film sur Custer n’a pas encore été tourné. Attendons… Reste à faire le casting !       

 

3) A la fin du roman, O'Neill prend le cap de l'Afrique du Sud. Avez-vous déjà songé la suite de l'histoire ? Lorcan va-t-il batailler avec les Boers? Y a-t-il un rapport avec la sagaie trouvée dans les affaires de Lorcan par son éditeur?

 Lorcan part pour l’Afrique du Sud… Il va découvrir ce merveilleux peuple, les Zoulous qui pour ne pas être des anges n’en sont pas moins fascinants. Il sera à la bataille d’Isandlwana… Oui, il bataillera avec les Boers, mais comme tout bon Irlandais, à leurs côtés… La sagaie trouvée dans les affaires de Lorcan par son éditeur est une Iklwa, la courte arme de poing des Zoulous pour le combat rapproché… Le deuxième tome s’appellera « Buffalo », nom de la rivière qui servait de frontière entre la province du Natal des Anglais et le royaume Zoulou. Le troisième tome sera « Orange », la rivière des Boers avec la Vaal… Et la dernière rivière de cette saga sera la Liffey, celle qui traverse Dublin… Retour aux sources de Lorcan, mais pas pour couler des jours paisibles, loin s’en faut… L’histoire est dans ma tête… Il ne me reste qu’à l’écrire…

Lorcan O'Neill et Erin

Ecoutez une interview donnée sur France-Info

   

 

ILS EN ONT PARLÉ...

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 L'avis de la presse La presse

 

 
Magazine Livres Hebdo de France, 11 Mai 2007

"Little Bighorn' est un grand roman-western en couleurs et en Cinémascope. Une épopée retracée sans manichéisme, où l'on rencontre aussi bien Wild Bill Hickok ou Calamity Jane que ces grands chefs indiens, Crazy Horse, Sitting Bull ou Red Cloud, qui nous fascinent depuis toujours."

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Nord Bretagne, journal de France, 3 juin 2007

"Un roman d'aventures mettant en scène un jeune Irlandais."

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Télé Z, magazine de France, 9-15 juin 2007

"Si vous aimez les westerns, vous aimerez l'histoire racontée par lui-même de Lorcan O'Neill, un jeune Irlandais engagé à seize ans, en 1866, dans le 7e de cavalerie du célèbre général Custer."

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La Montagne, journal de France, 10 juin 2007

Aux grands espaces, les belles aventures!

 

"Après avoir connu de belles heures, le western a disparu, politiquement incorrect dans l'Amérique des années 1960. Plus question de stigmatiser l'Indien cruel et rusé, louer son asservissement au nom de la civilisation.

 

On s'est alors intéressé à des auteurs tels que Dorothy Johnson (1905-1984), obser­vatrice minutieuse de. cette guerre entre deux cultures : Contrée indienne, La colline des potences (10/18), restent de purs chef-d'œuvres.

 

Jean-Georges Aguer se situe entre les deux. Il est entre le doute et l'épopée virile dans son Little Bighom, du nom de la célèbre bataille au cours de laquelle les soldats de Custer furent massacrés, prélude à la revanche de Wounded Knee, etc.

 

Il conduit son personnage, un jeune Irlandais, près de cette fameuse Frontier. Et lui fait découvrir le grand Ouest enivrant, ses cavalcades, ses bordels."

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Maison de la Presse,  magazine de France, été 2007

"Le best-seller de vos vacances."

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Le Monde, journal de France, 22 juin 2007

Jean-Georges Aguer : au plus près des guerres indiennes

Jean-Georges Aguer rend justice au général Custer

"Le 25 juin 1876, près de la rivière Little Big Horn, George Armstrong Custer lance son régiment de cavalerie contre la coalition qui unit les Cheyennes et les Sioux sous l'autorité des chefs indiens Crazy Horse et Sitting Bull. Pour raconter cette bataille, qui tient une grande place dans l'histoire américaine où l'on dispute toujours des qualités de chef de Custer, Jean-Georges Aguer crée un fort personnage de roman, Lorcan Iarlaith O'Neil.

Orphelin, ce jeune Irlandais est venu à 16 ans au Canada, pour en chasser les Anglais. Déçu de l'échec, il passe aux Etats-Unis. En 1866, la vie n'y est pas facile pour un exilé. O'Neil s'engage dans l'armée, se trouve affecté au régiment de Custer, et obtient ainsi ce à quoi aspirent nombre d'émigrés. Il en est fier : "J'ai gagné, avec le droit de porter l'uniforme bleu, celui appréciable de pouvoir me dire citoyen américain."

La bataille de Little Big Horn, la déroute et la mort de Custer sont au centre du récit. Mais nous y arrivons en suivant dix années de la vie de Lorcan, liée à celle de son général. Avec ces deux personnages également romanesques, nous vivons le procès en cour martiale de Custer, en 1866, accusé d'abandon de poste, condamné, suspendu puis réintégré. Mais aussi sa victoire sur les Cheyennes deux ans plus tard, à Washita River, la traque qu'il mène contre le Ku Klux Klan, ou la recherche de l'or sur le territoire sioux des Black Hills.

Le tout sur fond de rivalités entre militaires, d'incurie de l'administration civile, sans oublier la présence d'Elizabeth, la femme du général, et le passage d'une Angelina dans la vie du caporal O'Neil, observateur privilégié d'un Custer qui paraît assez éloigné du soldat obtus et haineux que silhouettent bien des films. Déjà de son temps calomnié, on lui attribuait le célèbre "Un bon Indien est un Indien mort." Alors que la phrase est du général Sheridan.

Quant à Lorcan, que l'armée fait voyager de New York à La Nouvelle-Orléans, après sa découverte des fanatiques du Ku Klux Klan, à Pulaski, en Dixieland, il a conscience de l'évolution de son esprit : "Je ne serai plus jamais le même homme. J'ai laissé ma jeunesse à Pulaski, c'est-à-dire une certaine candeur et la vision infantile et idéaliste que j'avais du monde. J'ai atteint la limite des grands mots qui soutiennent la fondation de la société. (...) Honneur, devoir, amour absolu... Naïveté de croire à tout ce fatras d'idées toutes faites. Bêtise, peut-être."

Pour fuir ce monde qu'il croyait être un Eldorado, il embarque sur une goélette sans savoir sa destination. Et apprend, en voyant s'éloigner les côtes américaines, qu'il est en partance pour l'Afrique du Sud.

C'est là, et de belle veine, un roman historique où réalité et fiction s'imbriquent parfaitement. Ce qui n'est pas toujours le cas pour ce genre de roman, s'y ajoute une qualité, la particulière présence des personnages, un plus dû à ceci que Lorcan est le narrateur. Son "je" permet, en illustration des faits, une particulière évocation des caractères et de leurs réactions aux événements."

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So Aware Magazine, magazine mensuel  (France), juin 2007 – 44

"Dans l'imaginaire collectif, le nom de Little Bighorn évoque les grandes étendues de l'Ouest américain, les indiens et les Tuniques Bleues, le sacrifice de héros plus grands que nature, bref tous ces westerns qui ont nourri la jeunesse de nombre d'entre-nous ... On imagine donc sans mal le plaisir qu'il peut y avoir à découvrir puis dévorer un roman aussi épique que ce "Little Bighorn, la saga des quatre rivières".

Ce premier roman de Jean-Georges Aguer est un coup de maître tant il arrive à nous captiver dès ses premières lignes. Ecrit sous la forme d'un journal de bord, il nous plonge, à la suite de Lorcan larlaith O'Neill son narrateur, dans cette histoire qui a fait le légende de l’Ouest. Face aux évènements qui souvent, le dépassent, ce jeune irlandais sera de tous les combats de la jeune armée US et sera aux premières loges pour décrire l'Histoire et écrire la légende, de la lutte contre le Ku Klux Klan naissant à cette fameuse bataille de Little Bighorn où le général Custer connu un destin tragique.

Visiblement amoureux de la période qu'il a choisi comme support narratif, Aguer réussit l'exploit de nous faire croire que nous sommes en présence d'un document historique plus que d'un roman.

Sans le moindre temps mort, 'Little Bighorn" est une fabuleuse aventure que l'on dévore de bout en bout, regrettant juste qu'il n'y ait pas plus de pages tant son souffle épique est captivant."

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L'Est éclair

l'Est-Eclair (Libération Champagne), journal quotidien  (France), 28 juin 2007

Little Bighorn. Le vent de l'aventure.

"Tandis que la conversation se poursuit sur des lieux com­muns, à chaque fois que je la re­garde, je remarque un nouveau détail de son physique. Tout d'abord, ses extraordinaires yeux gris bleuté, puis le dessin de ses lèvres et enfin ses mains. Elle a de longs doigts fragiles et elle s’en sert pour souligner les mots qu'elle prononce d'une voix suave."

 

Après bien des aventures qui le conduisent notamment au Canada, le jeune Lorcan, orphe­lin irlandais, s'engage dans un nouveau régiment de l'année des États-Unis : le 7' de cavalerie, commandé par le célèbre Custer.

 

Il combat les Peaux rouges dans l'ouest, puis dans le sud af­fronte le redoutable Ku Klux Klan. C'est à ce moment qu'il rencontre la belle Angélina. Pourra-t-il enfin goûter le repos et l'amour? Pas sûr, car le frère de sa bien-aimée n'a pas choisi le même camp que lui ... Aurait-il fait le mauvais choix ?

 

Mais le baroudeur n'en a pas fini avec les aventures et les voyages. De nouveaux affronte­ments le conduisent dans l'ouest, sur les bords de la rivière· Little Bighom, face aux Sioux ... Et ce n'est qu'une étape, il embarquera à nouveau sur un navire irlandais en direction de l'Afrique du sud.  Un beau roman d'aventures à rebondissements."

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Station de radio IDFM - Radio Enghen, 30 juillet 2007

Émission «Cultivons notre jardin», par Élodie Kerfourn. Présentation du livre.

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Notes bibliographiques, magazine littéraire mensuel de France, juillet 2007

C'est vu par les yeux d'un jeune Irlandais idéaliste, engagé dans le célèbre 7e de cavalerie des États-Unis, que l'auteur

raconte les actions du général Custer de 1866 - après la guerre de Sécession - à 1876, date du désastre de Little Big Horn, où Custer et ses hommes furent anéantis par les Indiens. Il veut montrer que la conquête de l'Ouest, effectuée au détriment des Indiens, l'a été en violation calculée de tous les traités conclus avec ceux-ci. C'est aussi une chronique de la vie militaire de cette  époque, faite de servitudes mais aussi d'aspiration à une vie meilleure.

 

Custer est décrit comme un individu brillant, ambitieux et égocentrique,   capable de susciter dévouement ou répulsion. Le récit, inséré dans un cadre historique solide, décrit de façon crédible la vie âpre des garnisons de l'Ouest. Un vrai souffle épique et une évocation presque cinématographique des adversaires font qu’il se lit d'une traite .               

Bonne typographie.

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La Marseillaise, journal quotidien de France, 5 août 2007

Présentation du livre

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Nice-Matin, journal quotidien de France, 8 août 2007

Le conseil lecture de Jean-François de la librairie du Casino à Juan-les Pins.

Résumé: dans les années 1870, un jeune irlandais débarque à New-York pour fuir le Canada après un coup d'État manqué. Sans le sou, il se fait enrôler dans la cavalerie du célèbre général Custer (...).

 

L'avis de Jean-François : "C'est le premier tome d'une saga. Un roman d'aventure historique passionnant haut en couleur. J'ai accroché dès les premières pages".

 

 

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Dernières Nouvelles d'Alsace, journal quotidien de France, 9 septembre 2007

JEAN-GEORGES AGUER / ROMAN

LA DERNIÈRE BATAILLE DE CUSTER

Custer et le 7e de Cavalerie croulant sous les flèches des Sioux de Sitting Bull et Crazy Horse: s'inspirant d'une page légendaire des États-Unis, Jean-Georges Aguer signe un premier roman captivant.

Little Bighorn, dans le Montana. Un affluent de la Bighorn, qui elle-même se jette dans la Yellowstone. Le 25 juin 1876, croyant surprendre un campement indien dont ils sous-estiment la force, 268 officiers et soldats du prestigieux 7e Régi­ment de Cavalerie y perdent la vie. Parmi eux, leur commandant George Armstrong Custer, appelé à devenir l'une des figures mythiques de l'histoire américain~ - il totalise, outre­Atlantique, plus d'ouvrages qu'Abraham Lincoln, et Little Bighorn demeure, aux États-Unis, la bataille la plus étudiée après celle de Gettysburg!

Personnalité ambiguë

Auteur de chansons, Jean-Georges Aguer place au cœur de son premier roman le personnage de ce bouillant général, héros de la guerre de Sécession, qui espérait avec les guerres indiennes se construire une carrière politique susceptible de lui ouvrir les portes de la Maison Blanche. C'est à travers le regard et la voix d'un jeune immigré irlandais, engagé dans l'armée américaine pour tout simplement survivre,  qu’Aguer évoque la personnalité ambiguë de (Custer) (...).

L'incompréhension des Indiens

Mais la découverte de gisements aurifères dans les Black Hills, les collines sacrées des Sioux, vont relancer les guer­res indiennes après une vaine tentative d'achat du site par le gouvernement américain pour calmer le jeu - entreprise qui suscita l'incompréhension des Indiens: «Nul n'a le droit de vendre la terre que son peuple foule au pied », répondra Cra­zy Horse. Custer espérera se tailler quelques belles victoires afin de remettre en selle une carrière militaire alors en plein essoufflement. Mais ce sera sa dernière campagne. Il entraînera dans la mort tout le "clan Custer" -ses deux frères, son beau-frère, son neveu.

Dans le flux ininterrompu et surabondant des romans historiques, Little Bighorn mérite une attention particulière. Jean­Georges Aguer livre un roman très documenté, notamment sur le contexte politique de la bataille et le déroulement des combats. Il y dresse également un portrait crédible des États-Unis au sortir de la guerre de Sécession, alors que s'écrivent les dernières pages de la Conquête de l'Ouest.

S. H.

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Les lecteurs

"Ce roman dense nous plonge en pleines guerres indiennes, alors que le dernier « round » s'annonce. Américains et Amérindiens s'affrontent pour les ultimes terres de l'Ouest, alors que saloons et autres villes minières éclosent à un rythme soutenu. C'est dans ce décor digne d'un John Ford que Jean-Georges Aguer nous plonge pendant plus de 300 pages. Et l'on sent rapidement que le sujet est maîtrisé : saloons enfumés, peuplés de mineurs, de hors-la-loi et de putains, grandes plaines brûlantes, où l'Indien attend l'imprudent qui s'y perd, camps de cavalerie, villes sudistes où la revanche prend les traits hideux du Ku Klux Klan... C'est vivant, coloré, on y plonge à corps perdu.

 
L'ouvrage est raconté à la première personne - le lecteur est invité à connaître le plus intimement possible Lorcan O'Neill, pauvre immigrant irlandais, participant malgré lui aux balbutiements de la Grande Amérique, dans les rangs du 7e de cavalerie. Des étendus suffocants du Kansas jusqu'aux collines enneigées du Territoire indien, des faubourgs des bourgades sudistes jusqu'aux immortelles collines de la Little Bighorn avec le général Custer, il nous raconte le quotidien des soldats et la réalité des Plaines avec un humour grinçant - impossible de ne pas penser au chef-d'oeuvre « Little Big Man » de Thomas Berger, que «la saga des quatre rivières» rejoint aisément.

 La première sortie des cavaliers bleus dans les Plaines, par exemple, est tout simplement d'anthologie. Une belle réussite."

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